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Avortement : Les dispositions du code pénal marocain sont la seule référence (Conseil supérieur des érudits)

Le Conseil supérieur des oulémas affirme que les dispositions du code pénal relatives à l’avortement ne connaîtront aucune modification « sauf ce qu’exige l’intérêt et permet l’exégèse ».Les dispositions contenues dans le code pénal sont la seule référence concernant la question de l’avortement, a précisé le secrétariat général du Conseil supérieur des oulémas dans un communiqué.

« L’élaboration de cette loi était le fruit d’un travail laborieux et de concertations, auxquels ont pris part plusieurs institutions, dont le Conseil supérieur des oulémas », rappelle la même source.

Ces dispositions ne connaîtront aucune modification « sauf ce qu’exige l’intérêt et permet l’ijtihad (exégèse) », a poursuivi le texte, soulignant que chaque partie autorisée pourra réviser son avis, dans le cadre permis par la loi.

L’avortement au Maroc a toujours suscité des débats au sein de la société marocaine en raison d’une loi très répressive, tout particulièrement les articles 449 à 458 du code pénal marocain.

Pour l’heure, seuls sont autorisés les avortements dits « thérapeutiques » afin de préserver la santé ou la vie de la mère ou de l’enfant. Dans les autres cas, la loi s’applique avec sévérité aussi bien contre la personne qui aide à interrompre une grossesse que la femme qui se prête à cet acte.

Or, malgré cet arsenal juridique répressif, le phénomène de l’avortement a pris ces dernières années de l’ampleur et est pratiqué dans des conditions inappropriées.

Face à cette explosion du nombre de d’avortement et à ce tabou social, des organisations ont décidé de monter au créneau pour dénoncer les avortements clandestins, cause principale de la mortalité maternelle, et lancer des pétitions pour libéraliser l’avortement au Maroc.



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