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L’Ethiopie sollicite l’Af/Sud pour faciliter les discussions sur le barrage du Nil

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed a demandé la médiation de l’Afrique du Sud pour résoudre son différend avec l’Egypte né de la construction du barrage du Nil.S’exprimant lors d’une visite officielle récemment à Pretoria, le Premier ministre Abiy a appelé Ramaphosa qui doit assumer la présidence tournante de la Commission de l’Union africaine en février, pour faciliter les pourparlers entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan visant à résoudre la question litigieuse du grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD).

Les récents pourparlers tripartites tenus à Addis-Abeba entre les trois pays du Nil sur le remplissage et le fonctionnement du GERD se sont terminés en queue de poisson.

La nouvelle proposition de l’Egypte exige que l’Ethiopie remplisse le barrage entre 12 et 21 ans et libère 40 milliards de mètres cubes d’eau du Nil par an dans les pays en aval.

L’Ethiopie a rejeté avec véhémence cette proposition, insistant pour remplir le barrage dans un délai de six à sept ans qui, selon l’Egypte, compromettrait ses parts d’eau du plus long fleuve d’Afrique.

« Le président Cyril Ramaphosa, qui sera le prochain président de la Commission de l’Union africaine, est un bon ami de l’Ethiopie et de l’Egypte. Il peut résoudre pacifiquement le litige en cours entre les deux pays. Il est impossible pour l’Afrique d’atteindre ses objectifs de développement sans la paix. J’invite le président Ramaphosa à conduire la médiation entre les trois pays, en tant qu’ami et frère de chacun d’eux », a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed.

La demande du Premier ministre Ahmed a été acceptée par le président Ramaphosa qui a souligné la nécessité pour les trois nations de parvenir à un accord.

Le président sud-africain a qualifié le Nil de vital pour les deux pays et rappelé que les pourparlers qu’il avait eus avec le président Abdel Fattah al Sisi d’Egypte au sujet du GERD étaient fructueux et progressistes.

Depuis le mois dernier, les Etats-Unis organisent des pourparlers entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan qui butent jusqu’à présent sur la question du temps nécessaire pour remplir le barrage.



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