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La C14 : les raisons des départs en cascade

Antoine Folly

Créé en 2017 sur initiative du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam, la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise n’existe actuellement que de nom, la plupart des partis politiques la composant l’ayant quittées à l’approche de l’élection présidentielle de 2020. Antoine Folly, l’un des responsables des partis qui composent la C14 a donné les raisons pour lesquelles la Coalition s’est progressivement vidée des forces qui la composaient.

 

« Au départ, ce que nous voulions à travers cette plateforme revendicative, c’était la mise en place d’une transition pour que tous les acteurs se mettent ensemble pour opérer les réformes et préparer les futures élections. Malheureusement, cette orientation n’a pas été celle retenue par la médiation de la CEDEAO qui nous amené plutôt sur la voie des élections. Et à partir de ce moment-là, il y a eu une première fissure au sein de la C14. Il y a ceux qui ne veulent pas aller aux élections, et ceux qui ont adhéré à cette orientation vers les élections. Donc la ligne de ceux qui ne veulent pas aller aux élections était celle du Parti National Panafricain. Et le PNP a quitté la coalition…  Ceux qui étaient restés après cette première fissure, étaient ceux-là qui étaient dans la logique d’aller aux élections pour résoudre la crise »a expliqué Antoine Folly ce matin sur la radio Nana Fm.

 

« Mais il y a eu une deuxième fissure au sein même de ceux qui étaient restés en ce moment-là. Et cette fissure concerne ceux qui étaient d’accord que la C14 devienne une coalition électorale et ceux qui ne voulaient pas. C’est cette deuxième fissure qui a conduit au départ de l’ANC, du Parti des Togolais et du CAR. Et nous sommes restés 7 partis au sein de la Coalition. Alors il est apparu une troisième fissure au sein des 7 qui étaient restés. Mais cette fissure est liée à une orientation stratégie puisque nous étions tous d’accord sur la stratégie unitaire et de désignation de candidat unique ou de liste commune pour les élections locales », a-t-il ajouté.



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