À Lomé, les avions décollent et atterrissent sous un ciel chargé de promesses. L’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, cœur battant du trafic aérien togolais, s’apprête à écrire un nouveau chapitre. Par décret présidentiel, Malick Natchaba reprend la direction de la Société Aéroportuaire de Lomé‑Tokoin (SALT).
Ce n’est pas une simple nomination. C’est le retour d’un visage familier, celui d’un homme qui connaît déjà les coulisses de cette machine complexe. Entre 2016 et 2020, il avait posé les premières pierres d’une modernisation ambitieuse. Aujourd’hui, il revient avec une feuille de route claire : faire de Lomé un hub incontournable en Afrique de l’Ouest.
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Un parcours façonné par l’État et l’international
Dans les couloirs feutrés de l’administration comme dans les bureaux parisiens de Capgemini, Malick Natchaba a appris à jongler avec les chiffres et les projets. Diplômé de l’ENA, spécialiste des finances publiques, il a navigué entre le privé en France et les hautes sphères de l’État togolais.
Ancien Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, puis Ministre de l’Enseignement Supérieur, il a aussi dirigé la Cellule Présidentielle d’Exécution et de Suivi des Projets (CPES), véritable tour de contrôle des grands chantiers nationaux. Ce mélange d’expérience locale et internationale lui donne une vision transversale rare.
Lomé face à la concurrence régionale
Dans la sous‑région, les aéroports se modernisent, les compagnies aériennes se multiplient, et la bataille pour attirer passagers et fret s’intensifie. Pour Lomé, l’enjeu est clair : ne plus être seulement une escale, mais devenir une destination de référence.
Les priorités affichées par le nouveau Directeur Général sont concrètes :
- Moderniser les infrastructures pour absorber la croissance du trafic.
- Attirer de nouvelles compagnies internationales pour renforcer la connectivité.
- Consolider la logistique, pilier de la Feuille de route gouvernementale 2025.
Un signal fort aux partenaires
Dans les halls lumineux de l’aéroport, les voyageurs ne voient pas toujours l’ampleur des défis : sécurité, fluidité, services. Mais derrière chaque embarquement, c’est une organisation millimétrée qui doit fonctionner sans faille.
En confiant la SALT à Malick Natchaba, les autorités togolaises envoient un message clair aux investisseurs et aux partenaires internationaux : Lomé veut jouer dans la cour des grands. Et avec un dirigeant qui connaît déjà la maison, l’aéroport se prépare à franchir une nouvelle étape, consolidant son rôle de porte d’entrée stratégique de l’Afrique de l’Ouest.




