Lomé, 15 janvier 2026 —L’air était chargé d’une fumée noire symbolique hier sur le site du champ de tir d’Agoè. En effet, sous un soleil de plomb, le gouvernement togolais a joint l’acte à la parole en procédant à la destruction solennelle d’une quantité impressionnante de stupéfiants saisis au cours de l’année écoulée. Ainsi, cette opération de « feu de joie » pour la sécurité nationale marque une nouvelle étape dans la stratégie de « tolérance zéro » prônée par les plus hautes autorités du pays.

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Un arsenal de substances illicites détruites
L’ampleur du brasier témoigne de l’efficacité, mais également de l’immensité du défi auquel font face les services de répression. En effet, sous la coordination de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIDB) et du Comité National Anti-drogue (CNAD), les chiffres officiels donnent le tournis :
- Plus de 5,2 tonnes de cannabis, la substance la plus saisie ;
- 51,77 kg de cocaïne, ce qui démontre la surveillance des routes internationales ;
- 8,5 kg de méthamphétamine ;
- 377,78 kg de psychotropes illicites, ces médicaments détournés qui ravagent la santé des plus jeunes.
De plus, la cérémonie s’est déroulée sous l’égide du ministre de la Sécurité, Son Excellence M. Calixte Batossie Madjoulba. Sa présence, entourée de membres du gouvernement, de hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et de partenaires internationaux, souligne aussi le caractère multidimensionnel de cette lutte : elle est à la fois sécuritaire, sanitaire et diplomatique.

Protéger la jeunesse, pilier du développement
Au-delà de l’aspect spectaculaire des flammes, cet acte traduit une détermination sans faille. Ainsi, pour l’État togolais, le trafic de drogue n’est pas qu’un simple délit économique ; c’est une menace directe contre la santé publique et, surtout, contre l’avenir de la jeunesse. Par conséquent, en détruisant ces produits, les autorités entendent casser les circuits de distribution qui gangrènent les quartiers et freinent le développement humain.
Le ministre Madjoulba a rappelé que ce processus n’est pas arbitraire. Au contraire, il constitue l’aboutissement de procédures judiciaires rigoureuses, réalisées dans le strict respect des lois de la République et des conventions internationales auxquelles le Togo a souscrit.

Un signal fort pour les réseaux criminels
Par cette destruction publique, le Togo envoie un message clair aux réseaux de trafiquants qui tenteraient d’utiliser le territoire national comme zone de transit ou de consommation : la riposte sera systématique et sans complaisance. L’engagement réaffirmé hier à Agoè place le pays comme un rempart solide en Afrique de l’Ouest.
En assainissant ainsi l’environnement social de ces substances toxiques, le gouvernement pose les jalons d’un cadre sécurisé, propice à un développement durable et serein pour chaque citoyen. En définitive, cette action spectaculaire illustre la volonté d’un État de protéger sa jeunesse et de renforcer sa souveraineté face aux menaces transnationales.




