L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé, jeudi 22 janvier à Lomé, une campagne nationale de vulgarisation du budget 2026. Une stratégie de communication qui vise à renforcer le consentement à l’impôt dans un contexte de discipline budgétaire accumulée.
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Dans les salons feutrés de l’hôtel Sarakawa, sur le front de mer de Lomé, l’ambiance n’était pas à la technocratie froide, mais au dialogue. L’Office togolais des recettes (OTR) a réuni un panel hétéroclite composé de journalistes, de représentants de la société civile et de partenaires au développement. L’ordre du jour : décrypter les arcanes de la loi de finances pour l’exercice 2026.
Pour l’administration fiscale togolaise, l’enjeu dépasse la simple présentation de chiffres. Il s’agit de transformer un texte législatif souvent perçu comme aride en un contrat social compréhensible pour tous. « Ces rencontres pédagogiques renforcent le dialogue entre l’administration fiscale et ses partenaires », a souligné le directeur de la communication de l’OTR, s’exprimant au nom du commissaire général.

Entre rigueur et nouvelles mesures
Le budget 2026 s’inscrit dans une ligne de « discipline budgétaire », un mantra désormais incontournable pour les économies de la région ouest-africaine. Les échanges ont ainsi balayé le spectre des nouvelles mesures fiscales et douanières destinées à optimiser la collecte des ressources internes.
Si le contenu précis des nouveaux taux n’a pas fait l’objet d’une contestation frontale lors de cette séance, les questions de la société civile ont mis en lumière une attente forte : celle d’une justice fiscale proportionnée aux grandes orientations de dépenses publiques prévues pour l’année. La présentation a notamment insisté sur le contexte d’élaboration de cette loi, marqué par une volonté de résilience économique face aux chocs extérieurs.

Une vulgarisation à l’échelle nationale
Cette rencontre de Lomé n’est que le premier acte d’une « vaste campagne nationale ». Dans les semaines à venir, les agents de l’OTR sillonneront les régions du pays pour expliquer aux citoyens l’utilité de l’impôt et les subtilités de la nouvelle loi.
Cette démarche de transparence, bien que saluée par les observateurs, devra cependant se confronter à la réalité du terrain. Dans un pays où l’économie informelle reste prépondérante, la vulgarisation de la loi de finances est autant un exercice de communication qu’un défi politique : prouver que chaque franc collecté concourt effectivement au développement des services publics.




