La coopération internationale se joue aussi dans les amphithéâtres. Ce 13 février 2026, l’Université de Kara a accueilli deux figures de la diplomatie européenne : Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne, et Augustin Favereau, ambassadeur de France au Togo.
Plus qu’une visite protocolaire, cette rencontre s’est voulue un moment d’échanges directs avec les étudiants, notamment ceux inscrits en master au Centre d’excellence en protection durable des cultures (CePRODuC) et à l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture (ISMA).
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Jeunesse et mobilité au cœur des débats
Placée sous le thème « Jeunesse, université et coopération internationale », la discussion a abordé des questions concrètes : mobilité académique, entrepreneuriat agricole, adaptation aux changements climatiques.
Dans un contexte où la formation supérieure doit s’aligner sur les réalités économiques et environnementales, les deux diplomates ont aussi insisté sur les opportunités offertes par les programmes européens et les partenariats bilatéraux. Bourses, échanges universitaires, appui aux projets innovants : autant de leviers destinés à renforcer l’employabilité des jeunes diplômés togolais.
L’accent a également été mis sur l’agro-business, secteur stratégique pour le Togo. Face aux défis climatiques, l’agriculture durable apparaît comme un chantier prioritaire, combinant innovation scientifique et résilience environnementale.
Un dialogue direct avec les étudiants
Par ailleurs, l’intérêt de la rencontre résidait dans son format interactif. Les étudiants ont pu interroger directement les ambassadeurs sur les conditions d’accès aux programmes de mobilité et sur les perspectives de coopération.
En partageant leurs expériences respectives, les représentants européens ont cherché à démystifier les parcours internationaux et à encourager l’ouverture académique. L’objectif : montrer que la mobilité n’est pas une fuite des talents, mais un outil de renforcement des compétences au service du développement local.

Une université au centre des partenariats
La rencontre a été présidée par le professeur Boussanlègue Tchable, vice-président de l’université, représentant la présidente de l’institution. Il a salué une initiative susceptible de stimuler la motivation des étudiants et d’élargir leur compréhension des mécanismes de coopération internationale.
Au-delà de la symbolique, cette visite illustre une tendance plus large : les campus africains deviennent des espaces stratégiques pour les partenaires internationaux. En misant sur la jeunesse universitaire, l’Union européenne et la France entendent consolider une relation tournée vers la formation, l’innovation et l’adaptation aux grands défis globaux.
À Kara, le message est clair : l’avenir des relations internationales passe aussi par les salles de classe.




