Le Ministre de l’Économie maritime, Kokou Edem Tengue, a mené une séance de travail décisive avec la direction régionale du groupe Grimaldi. Au cœur des débats : la compétitivité du Port Autonome de Lomé (PAL) face à une concurrence ouest-africaine de plus en plus agressive.
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Dans les couloirs du ministère de l’Économie maritime, l’heure est au réglage fin. Kokou Edem Tengue a reçu, ce mardi 17 février 2026, Jose Luis Castilla Reyes, l’Administrateur Général des filiales Togo et Bénin du géant italien de la logistique Grimaldi. En effet, cette rencontre, loin d’être une simple visite de courtoisie, marque une étape supplémentaire dans la volonté de Lomé de sanctuariser son statut de porte d’entrée privilégiée pour les flux de marchandises en Afrique de l’Ouest.
Le segment automobile au cœur de la bataille
Si le Port de Lomé brille déjà par ses performances sur le transbordement de conteneurs, le gouvernement togolais porte désormais une attention accrue au segment de l’importation de véhicules. Ce marché, extrêmement dynamique et moteur pour l’économie nationale, nécessite des « aménagements et ajustements stratégiques » pour rester attractif.
Face à Jose Luis Castilla Reyes, dont le groupe est un acteur incontournable du transport maritime de véhicules (Ro-Ro), le ministre a exploré les leviers opérationnels permettant de fluidifier les déchargements et d’optimiser les coûts de transit. L’objectif est limpide : faire en sorte que le terminal automobile de Lomé offre une rapidité et une compétitivité tarifaire que ses voisins ne peuvent égaler.
La méthode Gnassingbé : la concertation comme boussole
Cette offensive de charme et de réflexion technique s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Pour le gouvernement, la pérennité du hub logistique togolais dépend d’un dialogue constant avec les opérateurs privés. En faisant de la concertation avec les armateurs et les logisticiens une priorité, Lomé s’assure que ses réformes structurelles collent au plus près des réalités du marché international.
Dans un contexte régional marqué par la modernisation rapide des infrastructures portuaires à Tema (Ghana) ou Abidjan (Côte d’Ivoire), le Togo mise sur la qualité de service et la synergie public-privé pour garder une longueur d’avance. Pour les importateurs et les usagers du port, ces discussions promettent une amélioration des processus qui pourrait, à terme, consolider davantage la place de Lomé comme la plateforme de référence du golfe de Guinée.




