À Tchitchao, dans le nord du pays, le chantier du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) entre dans sa phase finale. Le président Faure Gnassingbé s’est rendu sur place le lundi 26 janvier pour constater l’avancement de ce projet phare, pilier de la stratégie de modernisation de l’agriculture togolaise. Un investissement de près de 2 milliards de francs CFA qui doit en effet transformer le quotidien des exploitants.
C’est un vaste complexe de trois hectares qui sort de terre à Tchitchao. Près de trois ans après le lancement des travaux lors du Forum national des producteurs agricoles (FoPAT), le site affiche un visage quasi définitif. Clôtures terminées, ateliers mécaniques et blocs administratifs déjà sortis de terre : le centre est désormais prêt à accueillir ses premiers équipements.
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La mécanisation comme levier de productivité
Avec un investissement global de 1,8 milliard de francs CFA (hors taxes), l’État togolais ne lésine pas sur les moyens. L’objectif est limpide : passer d’une agriculture de subsistance à une production extensive et moderne. Le centre ne se contentera pas de stocker des machines ; il abritera aussi une salle de formation et de simulation, déjà achevée à 90 %, pour familiariser les agriculteurs aux nouvelles technologies.
Pour les producteurs de la région, ce centre promet un accès direct à des services de labour, de récolte et de maintenance, réduisant ainsi la pénibilité du travail et les pertes post-récolte.

Un maillage national en préparation
Tchitchao n’est que la première étape d’un plan plus vaste. Le gouvernement ambitionne d’implanter également un CRMA dans chaque région du pays pour garantir un accès équitable à la mécanisation. Le deuxième chantier de cette série est d’ailleurs déjà lancé dans la région des Plateaux-Ouest.

Santé et agriculture : un agenda social serré
Avant de rejoindre les hangars de Tchitchao, le chef de l’État a fait escale à Kantè, dans la préfecture de la Kéran. Une visite consacrée cette fois à la santé, pour inspecter les travaux de réhabilitation du Centre hospitalier préfectoral (CHP).
Au cœur des discussions : le projet de Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU). En couplant ainsi modernisation agricole et renforcement des infrastructures de santé, Faure Gnassingbé réaffirme les deux axes prioritaires de sa « feuille de route 2025 » : la sécurité alimentaire et l’accès aux soins de proximité.




