Au Togo, la protection de l’enfance et l’égalité des genres s’invitent au sommet de l’État. En effet, le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu le mardi 27 janvier la directrice générale de Plan International, Reena Ghelani. Une visite officielle de trois jours qui vise à sceller un partenariat législatif et social renforcé en faveur des plus vulnérables.
Dans les salons feutrés de l’Assemblée nationale, l’ambiance était à la convergence des vues. Pour sa première visite officielle à Lomé depuis sa prise de fonction en 2025, Reena Ghelani n’est pas venue les mains vides. La patronne de l’organisation humanitaire, forte de 25 ans d’expérience sur les terrains de crise, souhaite aligner les programmes de son ONG sur les priorités de la « Feuille de route Togo 2025 ».
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L’éducation, rempart contre les violences
Ainsi, au cœur des échanges : le maintien des filles à l’école. Pour Plan International, présent au Togo depuis plus de 40 ans, l’éducation reste l’arme la plus efficace contre les violences basées sur le genre (VBG).
« Nous voulons nous assurer que chaque enfant, fille comme garçon, puisse bénéficier d’une éducation de qualité dans un environnement protecteur », a martelé Reena Ghelani à la sortie de l’audience.

Le Parlement comme bouclier législatif
De son côté, le professeur Komi Selom Klassou a rappelé le rôle stratégique du Parlement. Au-delà des discours, c’est par le vote de lois de protection et le contrôle de l’action gouvernementale que les droits des enfants s’inscrivent également dans la durée. L’Assemblée nationale togolaise se positionne ainsi comme un partenaire clé pour transformer les initiatives de terrain en politiques publiques solides.
La directrice générale a salué un gouvernement « convivial » et ouvert au dialogue, précisant aussi que Plan International travaille déjà activement sur les enjeux de santé et d’autonomisation économique. Avec cette visite, l’ONG espère porter un coup d’accélérateur à ses projets de lutte contre les mariages forcés et les discriminations, pour que l’égalité fille-garçon ne soit plus un horizon lointain, mais une réalité législative et sociale au Togo.




