Dans le nord du Togo, le chantier du pont métallique sur la rivière Kéran entre dans sa phase finale. En effet, le 26 janvier, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est rendu sur place pour inspecter cet ouvrage stratégique. Un investissement de plus de 2 milliards de francs CFA qui promet de transformer l’économie locale et de briser l’isolement de plusieurs communes.
C’est un géant d’acier et de béton qui s’élance désormais au-dessus de la rivière Kéran. Long de 102 mètres, ce pont modulaire de type « Unibridge » est l’une des pièces maîtresses du programme national visant à doter le pays de 21 ouvrages de franchissement modernes.
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Sur le terrain, le Président du Conseil a pu constater que le plus dur est fait : les fondations et les appuis en génie civil sont terminés. Les ouvriers s’activent désormais à la pose de la charpente métallique, une structure de haute technologie conçue pour durer.

Relier le Koutammakou au reste du pays
L’enjeu de ce chantier, chiffré à 2,2 milliards de francs CFA, dépasse la simple ingénierie. En reliant l’axe Kantè-Nadoba, le pont va enfin connecter de façon permanente les communes de Kéran 1 et Kéran 3. Pour les localités de Koutammakou — site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO — et de Nadoba, c’est la fin d’un calvaire saisonnier où les crues de la rivière coupaient tout accès au chef-lieu.
« Nos doléances sont parvenues au chef de l’État », se réjouit Watékou Waté, un riverain rencontré sur place. Pour ce commerçant, le pont signifie un accès facilité aux marchés et une circulation plus sûre des marchandises.

Une stratégie nationale de connectivité
Le député Yaka Karango, présent lors de la visite, a salué une infrastructure qui va « dynamiser les territoires ». De fait, le pont de la Kéran n’est pas un cas isolé. Partout au Togo, le gouvernement accélère la cadence : sur les 21 ponts prévus à l’échelle nationale, plusieurs sites affichent déjà un taux de réalisation supérieur à 80 %.

Une fois les équipements de sécurité et les travaux de protection finalisés, cet ouvrage de 11 mètres de large ouvrira une nouvelle voie royale pour le commerce transfrontalier et le tourisme dans le nord-Togo. Par cette visite, Faure Gnassingbé franchit une étape supplémentaire dans sa politique de « développement inclusif », afin de ne laisser aucune région au bord de la route.




