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CAN 2025 : Entre sacré du Sénégal et chaos arbitral, le bilan d’une édition

Lundi 19 janvier 2026 – Le rideau est tombé sur la Coupe d'Afrique des Nations 2025 au Maroc, et le…

Lundi 19 janvier 2026 – Le rideau est tombé sur la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, et le constat est aussi brillant qu’électrique. Alors que le président de la CAF, Patrice Motsepe, n’a pas hésité à qualifier cette édition de « meilleure CAN de tous les temps », le tournoi s’achève dans une atmosphère de tension extrême, marquée par une fronde sans précédent contre le corps arbitral.

 

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Le sacre du Sénégal au bord de l’implosion

L’image reste gravée comme le point culminant de cette compétition : à la 112ᵉ minute de la finale opposant le Sénégal au Maroc, les Lions de la Teranga ont temporairement quitté la pelouse. Un geste de protestation radical face à un arbitrage jugé injuste, illustrant le fossé grandiose entre les acteurs du jeu et les décisions officielles. Si le retour des Sénégalais a permis de conclure la rencontre sur un sacré historique, cet incident symbolise à lui seul une CAN où le sifflet a souvent fait plus de bruit que le ballon.

 

La chute des icônes : le cas Samuel Eto’o

La sévérité des instances ne s’est pas fait attendre. Samuel Eto’o, figure emblématique du football continental, a été lourdement sanctionné. Pour avoir remis en question l’intégrité des arbitres lors des chocs contre le Maroc et le Cameroun, l’ancien international a écopé d’une amende de 20 000 dollars assortie d’une suspension de quatre matches. Un signal fort envoyé par la CAF : personne, pas même une légende, n’est au-dessus de l’autorité du terrain.

 

Un continent uni dans la contestation

Mais le Sénégal et Eto’o ne sont pas des cas isolés. Tout au long de la phase finale, un vent de fronde a soufflé sur les pelouses marocaines :

  • Le Nigeria en colère : lors des demi-finales, les supporters des Super Eagles ont vivement déploré un arbitrage qu’ils ont qualifié de défaillant, estimant que le sort du match leur avait échappé pour des raisons extra-sportives.
  • L’Algérie conteste : la délégation algérienne a vraisemblablement manifesté son mécontentement après son duel face au Nigeria, pointant du doigt des décisions litigieuses ayant fait basculer la rencontre.
  • L’Égypte accuse : en demi-finale face au Sénégal, les joueurs égyptiens ont multiplié les gestes de dépit, accusant ouvertement l’arbitre de partialité en faveur des futurs champions.

 

Un bilan en demi-teinte ?

Si, sur le plan des infrastructures, du spectacle et de la ferveur populaire, Patrice Motsepe a raison de célébrer un succès historique, l’ombre de la suspicion pèse sur l’équité sportive. La CAN 2025 a prouvé que le football africain dispose de talents et de moyens colossaux, mais elle a également révélé une crise de confiance profonde envers l’arbitrage.

En somme, entre la gloire des Lions et la colère des vaincus, cette édition restera celle de tous les contrastes. Le défi pour la prochaine CAN sera de maintenir ce niveau d’excellence tout en réconciliant les cœurs avec les lois du jeu.

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