Conakry : panique à Kaloum après des tirs près de la Maison centrale

Une vive tension a secoué, ce mardi matin, le centre administratif de Conakry. Aux premières heures de la journée, des…

Une vive tension a secoué, ce mardi matin, le centre administratif de Conakry. Aux premières heures de la journée, des coups de feu nourris ont été entendus près de la Maison centrale de Coronthie, la principale prison de la capitale guinéenne, plongeant le quartier stratégique de Kaloum — où se trouvent la présidence, les ministères et institutions — dans une atmosphère d’incertitude et de peur.

 

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Des détonations en plein cœur de la capitale

Ce 10 février 2026, aux environs de 9 heures locales, des témoins ont rapporté des tirs à l’arme automatique, mais les autorités n’ont pas confirmé leur provenance exacte. Selon ces observateurs, les salves ont duré une trentaine de minutes avant de se dissiper. De nombreux riverains ont décrit des scènes de panique, tandis que des habitants se réfugiaient à l’abri et que la circulation connaissait de fortes perturbations.

Un résident a déclaré qu’il avait entendu des coups de feu « soutenus et rapides », puis vu des véhicules militaires se déployer autour du périmètre de la prison.

 

Kaloum bouclé, sécurité renforcée

Rapidement, les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire. Des éléments de la police, des forces spéciales et de la gendarmerie ont quadrillé les abords de la Maison centrale et bloqué plusieurs axes d’accès à Kaloum. Des véhicules blindés ont stationné devant l’établissement pénitentiaire, tandis que des forces armées contrôlaient l’entrée du pont 8-Novembre, principale voie d’accès au quartier.

Peu avant 11 h, la circulation a commencé à être partiellement rétablie, mais la zone reste sous haute surveillance.

 

Rumeurs et silence officiel

Dans les heures qui ont suivi les tirs, les spéculations ont circulé sur les réseaux sociaux et auprès de certains médias, certains évoquant une possible tentative d’évasion ou d’extraction de détenus de la Maison centrale. Parmi les noms mentionnés figure celui d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », condamné pour crimes contre l’humanité dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, affaire qui reste l’une des plus sensibles de l’histoire récente du pays.

Pour l’heure, le gouvernement guinéen, le ministère de la Sécurité et l’administration pénitentiaire n’ont publié aucune déclaration officielle pour clarifier les causes des tirs, établir un bilan ou infirmer les rumeurs d’une tentative d’évasion.

 

Une situation encore confuse

Alors que l’activité dans le quartier de Kaloum demeure perturbée, les autorités n’ont pas encore apporté d’éclairage sur l’origine des détonations. Le silence officiel contraste avec le déploiement spectaculaire des forces de sécurité, laissant place à de nombreuses interrogations.

Les populations et les observateurs attendent donc une communication claire des autorités, afin de savoir si l’incident est le fait d’une opération interne, d’un acte criminel ou d’un autre phénomène encore indéterminé.

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