Lomé, 30 mars 2026 – Face à la multiplication des établissements privés d’enseignement supérieur et aux enjeux de qualité des diplômes, les autorités togolaises ont décidé de passer à une nouvelle étape : renforcer la gouvernance académique et administrative du secteur. C’est dans cette perspective qu’un atelier de formation à l’endroit des responsables des établissements privés s’est tenu ce lundi au Centre International de Recherche et d’Études de Langues – Village du Bénin (CIREL-VB).
Dès l’ouverture des travaux, le ton a été donné : il ne s’agit plus seulement d’ouvrir des établissements, mais de garantir la qualité des formations et la crédibilité des diplômes délivrés au Togo.
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Un enseignement supérieur privé en pleine expansion, mais sous surveillance
Depuis plusieurs années, l’enseignement supérieur privé connaît une croissance rapide au Togo. Cette expansion répond à une demande croissante d’accès à l’université, mais elle pose également la question de la régulation et du respect des normes académiques.
Pour les autorités, la priorité est désormais claire : harmoniser les pratiques de gestion académique, renforcer la qualité de l’enseignement et assurer la reconnaissance des diplômes sur le plan national et international.
Selon les responsables du secteur, la conformité aux normes académiques et administratives reste une condition indispensable pour maintenir la crédibilité du système éducatif togolais.

Une volonté politique affirmée
La rencontre a réuni plusieurs figures du monde politique et universitaire, notamment le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, ainsi que le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji.
Dans leurs interventions, les autorités ont insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance des établissements privés, mais aussi sur l’importance de la qualité de l’enseignement supérieur dans le développement économique du pays.
Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de modernisation du système éducatif, impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, avec pour objectif de positionner le Togo comme un pôle universitaire crédible en Afrique de l’Ouest.

Qualité des diplômes et employabilité des jeunes
Au-delà des questions administratives, l’enjeu est aussi économique et social. En effet, la qualité des formations universitaires influence directement l’employabilité des diplômés et la compétitivité du pays.
Les participants à l’atelier ont ainsi échangé sur plusieurs thématiques :
- la gestion des programmes académiques,
- l’organisation administrative des établissements,
- la conformité aux normes du ministère,
- et les bonnes pratiques de gouvernance universitaire.
Des recommandations ont également été formulées afin d’améliorer le fonctionnement des établissements privés et d’assurer un meilleur suivi académique des étudiants.
Vers un enseignement supérieur plus structuré
À travers cette initiative, le gouvernement togolais veut instaurer une culture de qualité et de responsabilité dans l’enseignement supérieur privé. L’objectif est clair : éviter la prolifération d’établissements ne respectant pas les normes académiques et renforcer la crédibilité des diplômes togolais.
Ainsi, cet atelier marque une nouvelle étape dans la réforme du système d’enseignement supérieur au Togo, dans un contexte où la formation universitaire devient un levier stratégique pour le développement du pays.




