En déplacement à Kampala, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a pris part à de nouvelles concertations diplomatiques consacrées à la stabilisation de la région des Grands Lacs, sous l’égide de l’Union africaine. Reçu par son homologue ougandais Yoweri Museveni, il a salué « la qualité et la franchise des échanges », menés en présence des facilitateurs régionaux et de plusieurs partenaires internationaux.
Au cœur des discussions figurait la recherche d’une cohérence accrue entre les différentes initiatives de paix engagées dans l’Est de la République démocratique du Congo, une zone en proie à des violences persistantes impliquant groupes armés locaux et acteurs régionaux. Selon Faure Gnassingbé, les échanges ont porté sur la consolidation d’un processus de paix durable, fondé sur le dialogue politique, la confiance mutuelle entre États et une meilleure coordination diplomatique.
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Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des recommandations issues du sommet de Lomé, qui avait insisté sur la nécessité d’une approche régionale intégrée pour faire face aux défis sécuritaires dans les Grands Lacs. Lomé plaide notamment pour un renforcement du rôle des mécanismes africains de médiation, en complément des efforts des organisations régionales et des partenaires internationaux.
Acteur discret mais actif sur les dossiers de médiation continentale, Faure Gnassingbé entend, à travers ces concertations, contribuer à rapprocher les positions des différents protagonistes et à soutenir une dynamique de paix « africaine », portée par les États de la région eux-mêmes.
Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient, la question demeure centrale : comment traduire ces engagements politiques en avancées concrètes sur le terrain, dans une région où les cessez-le-feu restent fragiles et la situation humanitaire préoccupante.




