Lomé, le 9 janvier 2026 — Dans les rues de la capitale togolaise, une bouteille en plastique abandonnée n’est plus seulement une source de pollution : c’est désormais une future béquille ou un emploi pour une personne vulnérable. Grâce à un partenariat innovant entre le Togo et la France, l’économie circulaire s’affirme comme un puissant moteur d’inclusion sociale.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Une décennie d’engagement pour la planète
L’histoire commence en 2011 avec la naissance de Green Industry Plast (GIP) Togo. Depuis quinze ans, cette entreprise pionnière s’est donné pour mission de nettoyer le paysage urbain en collectant et en valorisant les déchets ménagers. Mais depuis la fin de l’année 2025, cette ambition a franchi un nouveau palier grâce à une synergie stratégique avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH).
Deux projets, une seule ambition : la transformation
La coopération franco-togolaise s’articule autour de deux initiatives majeures lancées dans le Grand Lomé, alliant écologie et solidarité :
- Le projet VaDeM (Valorisation des Déchets Ménagers) : ce volet technique vise à structurer et renforcer la filière de collecte et de recyclage. Les plastiques récupérés ne seront plus simplement stockés, mais transformés en matériaux réutilisables, injectant ainsi une nouvelle valeur dans l’économie locale.
- Le projet « Autonomie et Inclusion » : C’est ici que la magie sociale opère. Les plastiques recyclés par VaDeM servent de matière première pour la fabrication de matériel médical. Des équipements essentiels, comme des béquilles, seront désormais produits localement à coût réduit, facilitant l’accès à la mobilité pour les personnes en situation de handicap.
Un modèle de justice sociale et environnementale
L’impact de cette démarche est triple. Tout d’abord, elle offre une réponse concrète à la pollution plastique qui asphyxie les zones urbaines. Ensuite, elle brise les barrières financières qui privent les plus démunis d’équipements de mobilité abordables. Enfin, elle ouvre des perspectives d’insertion professionnelle pour les populations les plus défavorisées, intégrées dans la chaîne de valeur de la collecte et de la production.
« À travers cette coopération, le Togo et la France allient développement durable et justice sociale », soulignent les acteurs du projet.
Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais de mettre l’écologie au service des plus vulnérables.
Lomé, laboratoire de l’innovation verte
Ce modèle togolais prouve que rien ne se perd, tout se transforme. Les déchets deviennent une ressource précieuse lorsqu’ils s’inscrivent dans une vision politique et sociale claire. En convertissant un fléau environnemental en levier d’autonomie pour les personnes handicapées, le Grand Lomé se positionne comme un exemple inspirant pour l’ensemble de la sous‑région.




