Un nouveau cap vient d’être franchi dans la consolidation du partenariat au service de la propriété intellectuelle en Afrique francophone. À Lomé, ce 1er avril 2026, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) de France ont tenu leur 20e commission mixte.
Les Directeurs généraux Denis Bohoussou et Pascal Faure ont signé le programme de coopération 2026‑2027. Ce document stratégique prévoit un renforcement de la formation, de la sensibilisation et du soutien aux acteurs économiques, dans le cadre de l’Alliance francophone de la PI.
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Former, sensibiliser et soutenir les entrepreneurs
Ce programme vise à renforcer la formation et la sensibilisation autour de la propriété intellectuelle. Concrètement, il s’agit d’aider les entrepreneurs, les inventeurs et les artistes à défendre leurs idées et leurs créations. Dans un contexte où l’innovation est devenue un moteur de croissance, la propriété intellectuelle apparaît comme un outil essentiel pour donner aux acteurs économiques les moyens de se développer.

Des chantiers stratégiques au cœur des échanges
Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers stratégiques :
- le colloque consacré aux 10 ans de l’accord de Bangui – Acte de Bamako,
- les projets en cours et futurs portés par l’Alliance avec les offices de PI de l’espace francophone,
- la formation en application des droits de propriété intellectuelle (DPI),
- l’évaluation de l’efficience opérationnelle de l’OAPI,
- ainsi que le bilan du précédent programme de coopération et les priorités stratégiques pour les années à venir.

La justice mieux armée face aux litiges
Autre moment fort de cette rencontre au Togo : le lancement de la seconde phase du programme de formation des magistrats, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Ce dispositif, désormais élargi à trois pays pilotes – Togo, Guinée et Congo – vise à renforcer les compétences judiciaires face à la hausse des litiges en matière de propriété intellectuelle. L’objectif est de mieux préparer les juges à traiter ces contentieux, un domaine où les conflits se multiplient avec l’essor de l’innovation et du commerce.

Les entrepreneurs togolais au rendez-vous
La commission a également donné lieu à un panel de discussion avec une trentaine d’entrepreneurs. Ces échanges ont permis d’apprécier les perspectives qu’offre la propriété intellectuelle pour la compétitivité des entreprises togolaises. Les participants ont souligné que protéger une marque ou une invention, c’est aussi protéger des emplois et stimuler la croissance locale.
Une alliance tournée vers l’avenir
Par ailleurs, cette rencontre illustre une dynamique nouvelle : celle d’une francophonie économique qui mise sur la protection des idées pour bâtir un environnement plus sûr et compétitif. Grâce à la coopération entre l’OAPI et l’INPI France, les pays francophones entendent offrir aux créateurs et aux entrepreneurs un cadre propice à l’innovation et au développement durable.
À l’heure où l’économie mondiale se construit de plus en plus autour de la connaissance et de l’innovation, la propriété intellectuelle s’impose désormais comme un enjeu stratégique pour les pays africains. À travers leur coopération, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle et l’Institut national de la propriété industrielle posent ainsi les bases d’un écosystème où les idées, les inventions et les marques ne sont plus seulement protégées, mais deviennent de véritables leviers de développement.




