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Paix en RDC : Uhuru Kenyatta et les sages africains réunis à Lomé

Lomé, 16 janvier 2026— Alors que les échos des combats s'atténuent progressivement dans le Nord-Kivu, la capitale togolaise est devenue,…

Lomé, 16 janvier 2026— Alors que les échos des combats s’atténuent progressivement dans le Nord-Kivu, la capitale togolaise est devenue, le temps d’un sommet crucial, l’épicentre des espoirs de paix pour la République démocratique du Congo (RDC). L’ancien président kényan Uhuru Kenyatta a fait une apparition remarquée, réaffirmant son rôle de médiateur infatigable pour la stabilité de l’Afrique Centrale.

 

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Un front uni d’anciens chefs d’État

Uhuru Kenyatta n’est pas venu seul. Autour de la table, une constellation de « facilitateurs » africains de haut vol s’est réunie pour peser de tout son poids politique. On y retrouve notamment les anciens présidents Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Mokgweetsi Masisi (Botswana), ainsi que les anciennes dirigeantes Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).

Ce « club de sages » s’est donné une mission claire : transformer l’accalmie fragile sur le terrain en une stabilité permanente. Les discussions de Lomé ne se limitent pas aux seules questions militaires ; elles englobent aussi la coordination politique régionale, le soutien aux populations civiles meurtries et, surtout, la relance économique, moteur indispensable d’une paix durable.

 

L’effet « Accord de Washington »

Cette réunion intervient dans un contexte particulièrement favorable, deux mois seulement après la signature historique d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC à Washington, en novembre 2025. Négocié sous l’égide du président américain Donald Trump, cet accord a radicalement fait baisser la tension entre Kinshasa et Kigali, offrant une fenêtre de tir inespérée aux médiateurs africains.

Pour Uhuru Kenyatta, il s’agit désormais de capitaliser sur ce rapprochement bilatéral pour relancer le Processus de Nairobi . Il insiste sur une approche globale : la paix entre voisins est nécessaire, mais elle doit s’accompagner d’un dialogue inter-congolais inclusif pour résoudre les chagrins internes qui alimentent les groupes armés depuis des décennies.

 

L’unité africaine comme bouclier contre le sous-développement

Au-delà du dossier congolais, l’ancien président kényan a profité de la tribune de Lomé pour lancer un avertissement sévère à ses paires. Pour lui, le manque d’unité entre les nations africaines est le principal frein au développement du continent.

« L’instabilité en RDC n’est pas qu’un problème congolais, c’est une plaie sur le flanc de toute l’Afrique », a-t-il rappelé. En exhortant les pays de la région à coordonner leurs politiques de sécurité et leurs infrastructures économiques, Kenyatta espère transformer l’Est du Congo, zone de conflit chronique, en un carrefour de coopération pour l’Afrique de l’Est et Australe.

Le sommet de Lomé marque ainsi une étape déterminante : celle où la diplomatie de terrain réussit aux grandes déclarations d’intention, avec l’espoir que 2026 soit enfin l’année de la fin du calvaire pour les civils du Kivu.

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