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Région Maritime : la fin des « notes imaginaires »

Le couperet est tombé. Mardi 6 janvier 2026, la direction régionale de l'Éducation de la Maritime (DRE-M) a brisé un…

Le couperet est tombé. Mardi 6 janvier 2026, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime (DRE-M) a brisé un tabou en publiant une note de service qui fait l’effet d’une bombe dans le milieu scolaire. en effet, l’administration dénonce des pratiques frauduleuses au sein de certains établissements, allant de l’attribution de notes sans correction à la sous-traitance de l’évaluation aux élèves eux-mêmes.

 

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Un constat alarmant : la fraude au cœur de la classe

L’alerte lancée par la direction régionale pointe du doigt des comportements qu’elle juge « préoccupants et inacceptables ». Selon les enquêtes de terrain, certains enseignants auraient tout simplement démissionné de leur mission première : évaluer le travail des apprenants.

Les méthodes énoncées frôlent l’absurde. Certains professeurs inventeraient des notes « imaginaires » pour remplir les bulletins, tandis que d’autres confieraient la correction des copies à d’autres élèves de la même classe ou de niveaux différents. Pour la DRE-M, ces agissements ne sont pas seulement des manquements professionnels, ce sont également des actes de fraude qui sabotent la crédibilité du système éducatif.

 

Vers un contrôle « musclé » des évaluations

Face à cette dérive, l’administration scolaire passe à l’offensive. La note de service impose désormais un protocole de surveillance strict pour garantir que chaque note repose sur un travail réel :

  • L’obligation de correction personnelle : L’enseignant est le seul habilité à évaluer. Tout manquement entraînera des sanctions disciplinaires immédiates.
  • Le dépôt systématique des copies : après remise aux élèves, toutes les copies de composition doivent également être déposées à la direction de l’établissement.
  • Des inspections inopinées : L’encadrement pédagogique pourra effectuer des contrôles surprises pour vérifier la cohérence entre les copies et les notes portées sur les bulletins.
  • Droit de regard des parents : dans un souci de transparence, les parents et tuteurs pourront désormais demander à consulter les copies corrigées au sein de l’établissement.

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L’échec scolaire en ligne de mire

Pourquoi une telle sévérité ? Pour la direction régionale, l’enjeu dépasse la simple discipline administrative. Privé d’une correction rigoureuse, l’élève se voit ôter la possibilité de comprendre ses erreurs et de progresser. Cette opacité de l’évaluation est identifiée comme un facteur majeur de l’échec et de l’abandon scolaire.

« Ces pratiques biaisent totalement l’orientation des élèves », souligne la note. En effet, comment conseiller un jeune sur son avenir si ses notes ne transmettent pas son niveau réel ?

 

Un rappel à l’ordre pour toute la chaîne de commandement

La DRE-M ne se contente pas de viser les enseignants. Elle met la pression sur l’ensemble de la hiérarchie. Les inspecteurs, conseillers pédagogiques et chefs d’établissement sont désormais tenus pour responsables du respect de ces nouvelles dispositions. Le message est clair : la complaisance n’a plus sa place.

En sifflant la fin de la récréation, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime espère restaurer une culture de l’excellence et de l’honnêteté. Ce rappel à l’ordre est une étape cruciale pour protéger l’avenir des élèves et garantir que le diplôme togolais conserve toute sa valeur.

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