Economie




Togo : 2e en Afrique pour l’égalité économique hommes-femmes

Lomé confirme son ascension sur la scène continentale. Le dernier rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de…

Lomé confirme son ascension sur la scène continentale. Le dernier rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de la Banque mondiale place le Togo au deuxième rang africain en matière d’égalité des droits économiques entre hommes et femmes. Avec un score de 79,33 points sur 100, le pays devance plusieurs grandes économies du continent et se positionne en tête au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA.

 

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Une performance qui dépasse le symbole

Publié par la Banque mondiale, le rapport Women, Business and the Law 2026 évalue les cadres juridiques nationaux qui encadrent la participation des femmes à la vie économique : accès à l’emploi, mobilité, rémunération, entrepreneuriat, protection sociale ou encore retraite.

Ainsi, en se hissant à la deuxième place africaine, le Togo ne signe pas seulement une performance statistique. Il confirme surtout la cohérence d’un agenda réformateur engagé depuis plusieurs années.

En effet, derrière ce score se cache une dynamique législative soutenue : modernisation du code des personnes et de la famille, amélioration des dispositifs de protection sociale et renforcement des mécanismes d’inclusion financière. Autrement dit, le pays transforme progressivement ses textes en leviers de transformation sociale.

 

Un leadership régional assumé

Plus significatif encore, Lomé arrive en tête des pays de la CEDEAO et de l’UEMOA sur cet indicateur stratégique. Dans une sous-région où les défis liés à l’autonomisation économique des femmes restent nombreux, cette position confère au Togo un rôle de référence.

D’une part, cette reconnaissance internationale renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers. D’autre part, elle consolide l’attractivité du climat des affaires, dans un contexte où les investisseurs sont de plus en plus attentifs aux critères de gouvernance et d’inclusion.

Il convient également de rappeler que l’égalité économique ne constitue pas uniquement une question de justice sociale. Selon les experts de la Banque mondiale, la réduction des inégalités de genre pourrait significativement accroître la croissance économique des pays africains. En ce sens, la performance togolaise s’inscrit dans une logique de compétitivité à long terme.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Une stratégie politique assumée

Cette progression n’est pas le résultat de la chance. Depuis plusieurs années, les autorités togolaises ont multiplié les initiatives visant à favoriser l’autonomisation des femmes, notamment à travers l’accès au financement, l’appui à l’entrepreneuriat féminin et l’inclusion dans les chaînes de valeur agricoles et commerciales.

Par conséquent, le classement 2026 vient consacrer une orientation stratégique claire portée par le Président du Conseil, son excellence Faure Essozimna Gnassingbé : faire de l’égalité des chances un moteur de développement.

Cependant, si les avancées sont notables, des défis subsistent. L’application effective des textes, la réduction des disparités en milieu rural et l’amélioration de l’accès des femmes aux postes de décision demeurent des chantiers prioritaires.

 

Un signal fort pour l’Afrique de l’Ouest

À l’échelle continentale, cette distinction conforte l’idée qu’un pays à taille économique modeste peut rivaliser avec les plus grandes puissances africaines lorsqu’il mise sur des réformes structurelles cohérentes.

Ainsi, le cas togolais illustre une réalité de plus en plus admise : l’égalité économique entre hommes et femmes n’est pas une variable secondaire du développement, mais un pilier stratégique.

En définitive, au-delà du classement, c’est une trajectoire qui se dessine. Reste désormais à transformer cette avance juridique en gains économiques tangibles pour l’ensemble des Togolaises.

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