LOMÉ (Togo), 24 février 2026 — Après une participation remarquée au sommet (COP30 )de Belém au Brésil, le Togo passe à la vitesse supérieure. Le gouvernement a dévoilé une stratégie audacieuse pour transformer ses engagements environnementaux en investissements concrets, avec une enveloppe potentielle dépassant les 500 millions de dollars.
Ainsi, le Togo ne veut plus seulement participer aux grands messes climatiques ; il veut encaisser les dividendes de sa diplomatie verte. Le jeudi 19 février dernier, lors d’une session de restitution à Lomé, les autorités ont dressé le bilan de la COP30 tout en posant les jalons de la COP31, avec pour objectif de passer des discours politiques à une rentabilité écologique tangible.
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Un trésor de guerre pour la résilience
Par ailleurs, la moisson de la COP30, qui s’est tenue en novembre dernier au Brésil, s’avère prometteuse. Grâce à une approche ciblée auprès de cinq partenaires internationaux — dont le Fonds Vert pour le Climat (GCF) et le Japon — le pays a identifié des leviers de financement des massifs.
Selon les projections officielles, le Togo pourrait mobiliser entre 354 et 544 millions de dollars US sur les cinq prochaines années. Ces fonds ne sont pas de simples aides, mais le résultat d’une stratégie visant à présenter des dossiers « bancables », capables de séduire les mécanismes financiers les plus rigoureux.
Au-delà du cash : le transfert technologique
Mais la stratégie togolaise ne se limite pas aux chiffres. La feuille de route présentée à Lomé met en avant des acquis structurels majeurs :
- Innovation numérique : le gouvernement a noué un partenariat avec Evercity pour développer des plateformes technologiques.
- Révolution agricole : une collaboration avec Embrapa vise à renforcer la recherche et la résilience des sols.
- Gouvernance locale : des échanges avec le Fonds Mondial pour le Développement des Villes (FMDV) doivent transformer l’urbanisme national.
Le cap vers la COP31 : « Priorité à l’impact »
Pour la future COP31, le gouvernement a défini une architecture de préparation reposant sur trois piliers fondamentaux. Le Directeur de cabinet du ministère de l’Environnement a martelé la nécessité de cibler les secteurs les plus vulnérables tout en garantissant une transparence totale dans le suivi des investissements.
« Il s’agit de répondre avec précision aux critères des fonds mondiaux pour transformer nos ambitions en réalités durables », a-t-il souligné devant un parterre d’experts et d’ONG.
En somme, en uniformisant ses projets aux normes du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et du Fonds d’Adaptation, le Togo entend renforcer sa crédibilité et s’imposer comme le bon élève de la finance climatique en Afrique de l’Ouest.




