Lomé, 21 janvier 2026 — Au Togo, la décentralisation n’est plus seulement un horizon politique, c’est un chantier technique qui s’accélère. Alors que les rideaux tombent tout juste sur une vaste campagne nationale de renforcement des capacités, le bilan de l’opération témoigne d’une ambition claire : transformer les élus locaux en véritables gestionnaires de la cité.
Entamé le 8 décembre dernier, ce marathon pédagogique s’est achevé le 20 janvier 2026, couvrant l’ensemble du territoire togolais. À la manœuvre, un tandem stratégique : l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (AnFCT) et son partenaire historique, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) français.
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Une coopération franco-togolaise au cœur des mairies
Le clou de cette initiative s’est joué dans le Grand Lomé, plus précisément au profit des élus des communes de Golfe 1 et Golfe 4. La solennité de l’inauguration de cette session, marquée par la présence de l’Ambassadeur de France au Togo, du Préfet du Golfe et du Directeur général de l’AnFCT, souligne l’importance diplomatique et administrative du dossier.
Pour Paris, l’appui à la gouvernance locale togolaise est un levier majeur de sa coopération bilatérale. Pour Lomé, il s’agit d’ancrer durablement la réforme des collectivités entamée lors des municipales de 2019.
Professionnaliser l’élu local
Finies les improvisations. Entre les maires et leurs conseillers municipaux, l’heure est à la maîtrise des mécanismes financiers, de la planification urbaine et de la gestion des services publics. Ainsi, ces six semaines de formation visaient à doter les élus des outils nécessaires pour répondre aux attentes croissantes de citoyens exigeants.
« Notre engagement pour le renforcement de la gouvernance locale, au service des citoyens, continue ! », martèle-t-on du côté de l’AnFCT.

Les défis de l’après-formation
Si l’expertise technique est désormais partagée, le plus dur reste à faire : traduire ces acquis en projets concrets sur le terrain. Dans un contexte où les ressources propres des communes restent un défi majeur, la capacité des maires à mobiliser des financements et à gérer leurs budgets avec rigueur sera aussi le véritable juge de paix de cette formation.
Le Grand Lomé, vitrine de cette décentralisation, est désormais sous les projecteurs. Les élus du Golfe ont les cartes en main ; reste à voir comment ils joueront leur partition pour 2026.




