Depuis le 16 février 2026, la capitale éthiopienne accueille le neuvième Forum des entreprises africaines, un rendez-vous continental consacré aux leviers économiques capables de transformer durablement l’Afrique. Au cœur des discussions : le financement de l’innovation, la création d’emplois et le soutien aux entreprises locales.
Le Togo y est représenté par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, et par le ministre chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, Arthur Lilas Trimua. Leur présence illustre la volonté de Lomé de s’inscrire dans les grandes dynamiques économiques du continent.
Placée sous le thème « Financer l’avenir de l’Afrique : emplois et innovation pour une transformation durable », la rencontre a réuni des représentants de gouvernements, des institutions financières, des organisations régionales et des acteurs majeurs du secteur privé.
L’enjeu est clair : mobiliser davantage de ressources pour soutenir les entrepreneurs africains, en particulier les jeunes. Les participants ont insisté sur la nécessité de développer des mécanismes de financements mixtes, combinant capitaux publics et privés, afin de réduire les risques et d’encourager les investissements dans des secteurs innovants.
Dans un continent où la population est majoritairement jeune, la question de l’emploi reste centrale. Les débats ont mis en avant des projets à fort impact, capables de soutenir les micro, petites et moyennes entreprises, mais aussi de dynamiser l’économie créative, souvent porteuse d’opportunités nouvelles.
Le Togo, entre capital humain et transformation locale
Pour Lomé, la participation à ce forum dépasse le simple cadre diplomatique. Elle s’inscrit dans une stratégie nationale axée sur la transformation des produits agricoles et des ressources naturelles, ainsi que sur le développement du capital humain.
Sous l’impulsion du président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, le gouvernement togolais met en avant la recherche, l’innovation et la formation comme moteurs de croissance. L’objectif est double : créer de la valeur ajoutée localement et renforcer la compétitivité du pays dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel.
Le lien entre enseignement supérieur et investissement est également au centre de cette vision. En misant sur la recherche scientifique et l’innovation technologique, le Togo ambitionne de mieux préparer sa jeunesse aux métiers de demain et de favoriser l’émergence d’entreprises capables de répondre aux besoins locaux.
Une dynamique continentale à consolider
Au-delà du cas togolais, le forum d’Addis-Abeba reflète une tendance plus large : les États africains cherchent à réduire leur dépendance aux financements extérieurs traditionnels en attirant davantage d’investissements structurants. L’alignement des capitaux vers des projets concrets, créateurs d’emplois et de richesses locales, apparaît comme une priorité partagée.
La capacité des États africains à coopérer, à partager leurs expériences et à mutualiser leurs ressources pourrait déterminer le rythme de la transformation économique du continent dans les prochaines années.
À Addis-Abeba, le message porté est sans ambiguïté : l’avenir de l’Afrique dépendra aussi de sa capacité à investir dans ses talents, à soutenir ses entrepreneurs et à financer son propre développement. Le neuvième Forum des entreprises africaines s’achève ce mardi 17 février, après deux jours de débats intenses sur l’avenir économique du continent.
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