Industrie verte : Le Togo mise sur les Parcs Éco-Industriels à Agbélouvé

LOMÉ, 25 février 2026 — Et si l'industrialisation ne rimait plus avec pollution, mais avec performance et écologie ? C'est…

LOMÉ, 25 février 2026 — Et si l’industrialisation ne rimait plus avec pollution, mais avec performance et écologie ? C’est le défi que tente de relever le gouvernement togolais à Agbélouvé. En effet, ces 25 et 26 février, la capitale togolaise accueille un sommet technique crucial dédié au cadre international des Parcs Éco-Industriels (PEI).

Loin d’être une simple réunion de plus, cet atelier multi-acteurs marque un tournant dans la manière dont le pays prévoit d’accueillir ses futures usines, avec un œil rivé sur la compétitivité mondiale.

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Une boussole pour les investisseurs, pas un fardeau

Il est essentiel de lever toute ambiguïté : le cadre PEI ne vient pas exploser la machine bureaucratique. Au contraire, il se présente comme un référentiel de qualité. Pour les autorités togolaises, l’enjeu est de créer une « langue commune » entre les ministères, les agences de régulation et les partenaires privés.

De fait, ce dispositif vise à offrir une prévisibilité totale aux investisseurs internationaux. Dans un marché mondialisé où les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) deviennent la norme, le Togo se dote d’un outil pour rassurer les capitaux les plus exigeants.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Agbélouvé : le laboratoire de l’ambition togolaise

Le point focal de cette stratégie porte un nom : Agbélouvé. Ce projet de zone industrielle, en pleine structuration, est appelé à devenir le porte-étendard de cette nouvelle ère.

Par conséquent, l’application des normes PEI à Agbélouvé permet de :

  • Optimiser les ressources : mutualiser l’énergie, l’eau et la gestion des déchets entre les entreprises.
  • Anticiper les risques : construire des infrastructures capables de résister aux défis environnementaux de demain.
  • Renforcer la gouvernance : créer un pilotage centralisé et efficace pour éviter les lenteurs administratives.

 

L’expertise au service du « made in Togo »

Le renforcement des capacités entamé ce mercredi à Lomé permet aux décideurs d’apprécier comment ces normes internationales peuvent s’adapter aux réalités locales. Cependant, l’ambition dépasse la simple technique ; il s’agit d’élever le plateau industriel togolais pour le rendre plus attractif que celui de ses voisins côtiers.

« Nous ne construisons pas seulement des zones pour installer des machines, nous bâtissons des écosystèmes où la performance économique nourrit la durabilité », explique un expert proche du dossier.

 

Une boucle vertueuse pour l’économie nationale

En somme, cet atelier à Lomé boucle la boucle d’une stratégie nationale de développement ambitieuse. En partant des normes internationales pour les injecteurs dans le sol d’Agbélouvé, le Togo s’assure que sa croissance industrielle de 2026 ne sera pas un problème pour les générations de 2050. Par ailleurs, en renforçant la coordination entre les institutions dès aujourd’hui, le pays s’assure que le futur industriel du Togo sera vert, visible et résolument tourné vers l’excellence.

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