C’est une petite révolution technologique et financière qui se dessine dans les couloirs de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). En effet, une délégation de l’établissement financier italien Naos Investimenti S.p.A. a présenté à Lomé un projet novateur de transferts monétaires à bas coûts, capable de fonctionner sans internet haut débit. De notre correspondant à Lomé,
L’information fait déjà grand bruit dans le milieu des affaires togolais. Hier, à Lomé, les commissaires de la CCI-Togo ont reçu les représentants du groupe italien Naos Investimenti S.p.A. – Christian Dominici S.p.A. Au menu des discussions : une solution financière « tout terrain », conçue spécifiquement pour les zones où la fracture numérique freine encore l’économie.
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Briser le mur de la connectivité
Le constat de départ est simple : l’accès à l’internet haut débit reste un luxe pour de nombreux opérateurs économiques sur le continent. Pour pallier cette difficulté, les experts italiens ont développé un système de transfert monétaire utilisant l’intelligence artificielle pour simplifier les transactions, tout en réduisant drastiquement les frais.
L’objectif affiché est d’inclure ceux que le système bancaire classique oublie trop souvent : les ménages à faible revenu, les femmes, les jeunes entrepreneurs et surtout le vaste secteur informel. Ainsi, en proposant des outils utilisables avec une faible connectivité, le projet espère fluidifier les échanges au sein des très petites et moyennes entreprises (TPME).

Le tourisme en ligne de mire
Mais l’initiative ne s’arrête pas à la simple transaction financière. Naos Investimenti souhaite également devenir un levier pour le secteur touristique togolais. Le projet prévoit également des lignes de financement spécifiques pour valoriser le potentiel national, de la création d’infrastructures à la consolidation des activités locales.
Les commissaires de la CCI-Togo, Péyébinesso Limazie et Esso Byou Bekley, ont accueilli la proposition avec un intérêt marqué. « C’est une opportunité pour l’économie togolaise », ont-ils laissé entendre, assurant que le projet sera rapidement présenté aux ressortissants de la Chambre pour une mise en œuvre concrète.
Alors que le Togo cherche à moderniser son économie tout en préservant son inclusion sociale, ce partenariat sino-européen pourrait bien offrir le chaînon manquant entre haute technologie et réalités locales.




