À l’approche du 1ᵉʳ mars, date marquant la Journée mondiale de la protection civile, le gouvernement togolais réaffirme sa stratégie de résilience. Entre érosion côtière et inondations cycliques, Lomé mise sur une modernisation profonde de ses dispositifs de secours pour protéger les populations. Un engagement porté au plus haut sommet de l’État.
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C’est un rendez-vous annuel qui prend, cette année, une résonance particulière. Placée sous l’égide de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC), l’édition 2026 s’articule autour d’un défi majeur : la gestion des risques environnementaux pour bâtir un avenir durable. Pour le ministère de la Sécurité, il ne s’agit plus seulement de célébrer, mais de dresser le bilan d’une véritable mue sécuritaire.
Un bouclier face aux colères de la nature
En effet, le Togo n’est pas épargné par les soubresauts du climat. Des vents violents qui balaient les régions septentrionales à l’érosion côtière qui grignote le littoral, les menaces sont multiples. Face à ce constat, les autorités ont élevé la protection civile au rang de pilier stratégique de la politique nationale de sécurité.
Sous l’impulsion du Président Faure Gnassingbé, le pays a franchi une étape législative cruciale avec l’adoption, en mars 2025, d’une loi-cadre sur la lutte contre les changements climatiques. Ce texte n’est pas qu’un symbole : il impose aussi l’intégration systématique de la gestion des risques dans chaque projet de développement national.
Moderniser pour mieux anticiper
De fait, la stratégie togolaise repose sur une approche proactive plutôt que réactive. En plus, plusieurs chantiers prioritaires ont été accélérés ces derniers mois :
- L’alerte précoce : optimisation des systèmes de veille pour prévenir les populations avant la catastrophe.
- Le renforcement technique : augmentation des moyens logistiques mis à la disposition des unités de secours.
- La synergie des acteurs : consolidation des partenariats entre le secteur privé, les collectivités locales et l’État.
Une chaîne de solidarité nationale
Ainsi, le gouvernement rappelle que la sécurité civile est une responsabilité partagée. Si l’État investit dans les équipements, la vigilance citoyenne reste le premier rempart contre les sinistres.
Le Ministre de la Sécurité a d’ailleurs tenu à rendre un hommage appuyé aux soldats du feu, aux volontaires et à l’ensemble des acteurs de la chaîne de secours. Ces « héros du quotidien » sont les garants d’une solidarité qui se déploie chaque jour sur le terrain pour préserver des vies et des biens.
En définitive, alors que les défis environnementaux se complexifient, le Togo fait le choix de la résilience. En transformant chaque risque en une opportunité de mieux s’organiser, le pays entend offrir à ses citoyens un environnement plus sûr et un avenir plus serein.




