L’École Polytechnique de Lomé (EPL) a remis, ce vendredi 30 janvier, leurs diplômes à 282 étudiants. Dans un contexte de transformation économique, ces nouveaux cadres en génie civil, informatique ou mécanique sont attendus pour relever les défis technologiques du pays.
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L’Agora Senghor de Lomé avait, ce vendredi, des airs de pépinière technologique. En effet, sous les voûtes de ce centre culturel emblématique, l’Université de Lomé (UL) a célébré la diplomation de la promotion 2026 de son École Polytechnique (EPL). Un événement qui dépasse le simple cadre académique pour s’inscrire dans la stratégie de développement industriel voulue par les autorités togolaises.

Une expertise diversifiée pour le marché local
Au total, ils sont 282 lauréats à avoir reçu leur parchemin, répartis entre licences professionnelles et masters. Si le Génie informatique se taille la part du lion avec 123 diplômés (soit près de 44 % de l’effectif), en revanche, les filières du Génie civil, de l’électricité et de la mécanique confirment leur attractivité.
Cette répartition reflète les besoins pressants d’un pays engagé dans de vastes chantiers d’infrastructures et une numérisation accélérée de son administration. « Ces diplômes illustrent la qualité de la formation dispensée à l’EPL et le rôle central de l’Université de Lomé dans l’essor scientifique du Togo », souligne-t-on au sein de l’institution.

La coopération internationale en soutien
Par ailleurs, la cérémonie s’est déroulée devant un parterre de hautes personnalités, marquant l’importance politique de l’éducation supérieure. Aux côtés des ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, la présence du directeur de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et des représentants de l’ambassade de France a rappelé l’ancrage international de l’école.
Grâce à des partenariats avec des institutions européennes et des dispositifs comme Campus France, l’EPL tente de maintenir ses standards de formation au niveau des exigences mondiales, tout en ancrant ses recherches dans les réalités du terrain ouest-africain.

Le défi de l’insertion
Désormais, pour ces 282 ingénieurs et techniciens, le plus difficile commence : l’insertion dans un marché de l’emploi de plus en plus exigeant. En misant sur des filières techniques dites « en tension », l’Université de Lomé espère réduire le décalage entre la formation et les besoins des entreprises. Pour sa part, l’État togolais fait face à un enjeu de taille : transformer ce capital humain en moteur de croissance afin de faire de Lomé, à terme, un hub technologique régional.




