L’École Polytechnique de Lomé a vibré, ce vendredi, au rythme de l’innovation et de l’excellence. En clôture du premier symposium sur la sécurité aérienne, les lauréats du Hackathon et du concours « Pilote du futur » ont été récompensés. Une cérémonie qui prouve que l’avenir de l’aviation togolaise se dessine dès aujourd’hui sur les bancs de l’université.
Dans les couloirs de l’École Polytechnique de Lomé (EPL), l’effervescence était palpable. Entre les sourires des étudiants et la solennité des officiels, un sentiment d’accomplissement dominait. Il ne s’agissait pas d’une simple remise de diplômes, mais de la consécration d’une vision : celle d’un ciel africain plus sûr, porté par l’ingéniosité locale.
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L’innovation au service de la sécurité
Pour rappel, les 15, 16, 17 décembre 2025, la capitale a accueilli un symposium international consacré à la « culture de la sécurité aérienne », avec un mot d’ordre clair : en faire une priorité collective. Au-delà des échanges entre experts et décideurs, l’événement s’est également distingué par deux compétitions destinées à révéler la nouvelle génération de talents.
Le Hackathon, véritable laboratoire d’innovation, a mobilisé de jeunes ingénieurs autour de solutions technologiques pour renforcer la sûreté aérienne. En parallèle, le concours « Pilote du Futur » a aussi mis en lumière les vocations naissantes et évalué les aptitudes de ceux qui pourraient, demain, prendre les commandes des cockpits.


Une alliance stratégique entre l’académie et l’industrie
Par ailleurs, la cérémonie de récompenses s’est déroulée sous le regard bienveillant du Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, et du Professeur Kondo Adjallah, directeur de l’EPL. À leurs côtés, le Colonel Abdou A. Idrissou , Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), représentait les bras opérationnels et stratégiques de ce secteur vital.
« Cette initiative réaffirme la volonté de nos institutions de conjuguer leurs efforts. La sécurité aérienne n’est pas qu’une affaire de protocoles, c’est une culture qui doit s’infuser dès la formation », a-t-on souligné lors des interventions.
L’implication de l’ANAC a été particulièrement appréciée. En ouvrant ses portes et ses problématiques aux étudiants, l’agence ne fait pas que promouvoir la sécurité ; elle crée aussi un pont direct entre les besoins du marché et les compétences universitaires.


Des solutions nées à Lomé
De plus, les projets primés témoignent d’une maturité surprenante de la jeunesse togolaise. Qu’il s’agisse d’applications de gestion des risques ou de systèmes d’aide à la navigation, les lauréats ont démontré que le Togo dispose aussi d’un vivier de compétences capables de répondre aux normes internationales.
En somme, cette remise de prix marque la fin d’un cycle de compétitions, mais le début d’une aventure pour ces jeunes lauréats. En faisant de la sécurité aérienne une « priorité partagée », l’Université de Lomé et l’ANAC assument les jalons d’un transport aérien plus robuste, où l’humain et la technologie volent de concert.
Demain, ces « Pilotes du Futur » ne seront plus seulement des noms sur une liste de prix, mais les gardiens de notre ciel.




