Au Togo, l’enseignement supérieur agricole franchit une nouvelle étape vers la modernisation. En effet, ce mardi 3 février 2026, l’auditorium de l’Université de Lomé a accueilli la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale du projet CHAIN. Une initiative qui met sur la coopération internationale pour transformer durablement le secteur agricole togolais.
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C’est une mobilisation de haut niveau qui a marqué le lancement de ces travaux à Lomé. Autour de la table, les deux grandes institutions universitaires du pays étaient représentés : le Professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé (UL), et Monsieur Egbaou Assote, secrétaire général de l’Université de Kara. Aux côtés du Dr Ama Gameti, directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs et des étudiants ont affiché leur volonté de repenser les modèles de formation.

Un pont entre l’Afrique et l’Europe pour l’innovation
Le projet au centre des discussions porte un nom ambitieux : CHAIN (Coopération pour des nids d’innovation agricole holistique en Afrique subsaharienne). Coordonné par le Professeur Agnassin Banito, ce programme vise aussi à briser l’isolement académique en créant des nids d’innovation agricole.
Le concept repose sur une synergie entre les universités européennes et africaines, tout en intégrant directement les acteurs du terrain. Depuis son lancement au Togo en 2023, CHAIN s’efforce de connecter la recherche universitaire aux besoins concrets du secteur agricole, pilier de l’économie nationale.

Vers une spécialisation dans la transformation des produits
Par ailleurs, l’un des acquis majeurs du projet, mis en œuvre par les universités de Lomé et de Kara, est le renforcement des capacités techniques. Mais la conférence de ce mardi a surtout mis en lumière une avancée concrète : le soutien à la création d’un Master spécialisé en Conservation et Transformation des produits agricoles.
L’enjeu est de taille pour le pays. En effet, en formant des experts capables de valoriser les produits locaux sur place, le Togo entend réduire les pertes après récolte et promouvoir un développement durable. Cette modernisation de l’enseignement agricole s’inscrit ainsi comme une réponse directe aux défis de la souveraineté alimentaire et de l’industrialisation rurale.




