Religion




Grand Lomé : quatre églises suspendues pour nuisances sonores

À Lomé, la question du bruit ne relève plus seulement du voisinage : elle devient un enjeu de gouvernance urbaine.…

À Lomé, la question du bruit ne relève plus seulement du voisinage : elle devient un enjeu de gouvernance urbaine. Les autorités ont décidé de suspendre quatre églises du Grand Lomé pour non-respect répété des règles encadrant la sonorisation des lieux de culte.

Une décision qui marque un tournant après plusieurs mois de sensibilisation et de rappels à l’ordre.

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Quatre églises concernées

Les structures visées sont :

  • Ministère Jésus le Bon Berger (Tokoin-Habitat)
  • Église Mont Israël (Agoè-Vakpossito)
  • Église Internationale de l’Action du Saint-Esprit (Davié Assomé)
  • Olders International Ministry (Agoè-Sorad)

Selon des sources administratives, ces églises auraient fait l’objet de multiples avertissements avant la suspension officielle de leurs activités avec sonorisation.

Du dialogue aux sanctions

Avant d’en arriver à cette suspension, l’État affirme avoir privilégié la concertation, à travers des rencontres de sensibilisation avec les responsables religieux, des contrôles techniques sur le niveau sonore et des médiations entre fidèles et riverains.

Mais malgré ces démarches, les plaintes ont continué à affluer. Dans plusieurs quartiers, des habitants dénonçaient des nuits écourtées, des week-ends perturbés et des difficultés à travailler à domicile à cause d’un volume sonore jugé excessif.

Face à cette situation, les autorités ont choisi d’appliquer strictement la réglementation en vigueur sur les nuisances sonores.

Entre liberté de culte et droit au repos

Au Togo, la liberté de religion est garantie. Les églises, très nombreuses dans la capitale, jouent un rôle social important. Mais dans un Grand Lomé en pleine expansion démographique, la cohabitation devient plus complexe.

La question posée aujourd’hui n’est pas celle de la foi, mais celle du respect des règles communes. Le droit de prier et de célébrer ne doit pas empiéter sur le droit au repos des riverains.

Cette décision illustre une volonté des autorités de faire respecter l’équilibre entre pratiques religieuses et tranquillité publique.

Des conditions strictes pour rouvrir

Pour rouvrir, les églises suspendues devront installer des dispositifs d’insonorisation, limiter le volume des équipements de sonorisation et se conformer aux normes techniques fixées par l’administration.

Aucune reprise des rassemblements amplifiés ne sera autorisée tant que ces exigences ne seront pas satisfaites.

Un signal pour tout le Grand Lomé

Ce coup de fermeté envoie un message clair aux autres lieux de culte et espaces publics du Grand Lomé : les règles seront appliquées.

Les autorités préviennent que d’autres sanctions pourraient suivre en cas de manquements répétés.

Dans une capitale où les espaces résidentiels se densifient et où les activités religieuses occupent une place centrale dans la vie sociale, la régulation du bruit devient un défi majeur. L’enjeu dépasse les quatre églises suspendues : il s’agit d’organiser une cohabitation apaisée dans une ville en pleine mutation.

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