Climat : l’Université de Lomé forme les futurs négociateurs africains

  Depuis ce mercredi 15 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) vibre au rythme de la diplomatie environnementale. La salle…

 

Depuis ce mercredi 15 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) vibre au rythme de la diplomatie environnementale. La salle Prof. Ahadzi-Nonou de la Présidence accueille, jusqu’au 21 avril, un atelier de formation intensif consacré aux négociations climatiques internationales. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les compétences des acteurs togolais face aux défis complexes du réchauffement planétaire. Elle participe également à une stratégie plus large visant à positionner l’Université de Lomé comme un pôle de référence en matière de formation aux enjeux climatiques en Afrique de l’Ouest.

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Dans ce contexte, le public cible se veut particulièrement large afin de garantir un impact maximal. La formation rassemble des étudiants, des enseignants-chercheurs, des cadres de l’administration publique, des professionnels issus de divers ministères ainsi que des représentants actifs de la société civile. Cette diversité de profils favorise une approche transversale, essentielle pour appréhender des enjeux climatiques qui croisent à la fois le droit, l’économie et les politiques publiques.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Maîtriser les codes complexes des COP

Au cœur de cet apprentissage, les participants explorent les mécanismes souvent opaques des Conférences des Parties (COP). Alors que les négociations climatiques internationales évoluent rapidement, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris, le programme couvre des thématiques cruciales telles que :

  • l’atténuation, à travers le programme d’ambition de Charm el-Cheikh ;
  • la finance climatique, pour comprendre les leviers de mobilisation des ressources ;
  • les pertes et préjudices, un dossier central pour les pays en développement ;
  • l’article 6 de l’Accord de Paris, relatif aux marchés carbone et à la coopération internationale.

Dans un contexte où les pays africains cherchent à peser davantage dans les négociations internationales, cette formation apparaît comme un levier stratégique. Pour des États comme le Togo, particulièrement exposés aux effets du changement climatique, la maîtrise de ces mécanismes devient un impératif.

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Un parterre d’experts pour une expertise de haut niveau

La cérémonie de lancement a été marquée par la présence de figures institutionnelles et académiques de premier plan. Par ailleurs, le docteur Pyabalo Nabédé, directeur de cabinet représentant le ministre de l’Environnement, a présidé l’ouverture.

À ses côtés, le Prof. Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, a accueilli le professeur Guy Rossatanga-Rignault. En sa qualité de spécialiste du droit public et de la science politique à l’Université Omar Bongo, ce dernier apporte une dimension panafricaine et une expertise juridique précieuse pour décrypter les mécanismes des négociations internationales. La présence de tels experts contribue aussi  à aligner la formation sur les standards des grandes négociations multilatérales.

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Un engagement stratégique pour le Togo

En accueillant cette session dédiée aux négociations climatiques, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de l’expertise nationale. Plus largement, ce renforcement des capacités s’inscrit dans une dynamique de préparation du Togo à une participation plus active et plus influente dans les instances internationales.

En définitive, cette initiative illustre la montée en puissance d’une nouvelle génération de cadres capables de comprendre, négocier et défendre les intérêts du pays dans les forums climatiques mondiaux. Désormais, le Togo peut compter sur des profils mieux formés pour transformer les engagements internationaux en actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement.

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