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Lomé : l’Afrique débat des nouveaux risques au colloque international

Lomé, 3 août 2026 — Les risques qui pèsent aujourd’hui sur l’Afrique ne se limitent plus aux catastrophes naturelles ni…

Lomé, 3 août 2026 — Les risques qui pèsent aujourd’hui sur l’Afrique ne se limitent plus aux catastrophes naturelles ni aux crises sécuritaires. Le changement climatique, la révolution numérique, les mutations géopolitiques, les transformations économiques et les nouvelles vulnérabilités sociales redessinent un paysage inédit qui oblige le continent à repenser ses modèles de gouvernance. C’est autour de cette réalité qu’a débuté, le 31 juillet à l’Université de Lomé, un colloque international consacré aux « nouvelles figures du risque en Afrique ».

Pendant plusieurs jours, universitaires, chercheurs, experts, représentants d’institutions internationales et acteurs du monde économique croisent leurs analyses pour tenter de répondre à une question devenue centrale : comment anticiper des menaces de plus en plus complexes et interconnectées ?

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Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Faire de la recherche académique un outil stratégique d’anticipation 

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Professeur Gado Tchangbedji, a insisté sur la responsabilité du monde académique face aux bouleversements contemporains.

Selon lui, les universités ne peuvent plus se limiter à produire des connaissances. Elles doivent devenir des laboratoires d’anticipation capables d’éclairer les décideurs publics sur les risques émergents et de proposer des solutions scientifiques adaptées aux réalités africaines.

Cette vision s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer les capacités de recherche, améliorer la qualité des formations doctorales, moderniser les infrastructures scientifiques et intensifier l’ouverture des établissements togolais aux réseaux internationaux.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Climat, numérique et économie : Quand les crises africaines changent de visage 

Le colloque repose sur un constat partagé par de nombreux spécialistes : les risques auxquels l’Afrique est confrontée évoluent rapidement et dépassent désormais les approches traditionnelles de gestion des crises.

Les défis sanitaires, les tensions économiques, les effets du dérèglement climatique, la cybersécurité, les mouvements démographiques ou encore les mutations technologiques imposent une réflexion transversale mobilisant plusieurs disciplines.

La leçon inaugurale, consacrée à « La gouvernance des risques en Afrique à l’épreuve des mutations contemporaines », a ouvert le débat sur la nécessité de repenser les politiques publiques afin de mieux prévenir les crises plutôt que de simplement y répondre.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Lomé comme carrefour du dialogue entre universitaires, CEDEAO et PNUD 

La rencontre réunit un large éventail d’acteurs venus des milieux universitaire, scientifique, institutionnel et entrepreneurial. Parmi eux figurent le président de l’Université de Lomé, Professeur Kossivi Hounake, la vice‑présidente du Salon international de l’entrepreneuriat féminin (SIEF), Nabou Fall, la représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, ainsi que la représentante résidente du PNUD au Togo, Binta Sanneh.

Leur présence illustre la volonté de dépasser le cadre académique pour rapprocher la recherche des besoins des institutions publiques, des organisations internationales et du secteur privé.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
Vers une nouvelle culture africaine de la prévention et de la résilience 

Le colloque de Lomé porte une ambition plus large : contribuer à bâtir une culture africaine de l’anticipation. Face à des risques de plus en plus imprévisibles et interdépendants, les organisateurs plaident pour une gouvernance fondée sur la connaissance, l’innovation et la coopération entre États, universités et partenaires internationaux.

En accueillant cette réflexion stratégique, l’Université de Lomé confirme son ambition de s’imposer comme un pôle régional de production du savoir, au moment où les grandes mutations mondiales invitent l’Afrique à penser autrement sa résilience et son avenir.

Au soir de sa clôture, le colloque de Lomé ne se contente pas d’analyser les risques : il tracera les contours d’une Afrique qui refuse de subir et choisit d’anticiper. En transformant la recherche en outil stratégique, le continent affirme sa volonté de bâtir une gouvernance éclairée, capable de transformer chaque menace en opportunité pour son avenir.

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