Crise des réfugiés : nouveau pacte sécuritaire à Lomé

Réunis à Lomé du 9 au 11 septembre dans le cadre du Dialogue de Lomé, les ministres du Togo, du…

Réunis à Lomé du 9 au 11 septembre dans le cadre du Dialogue de Lomé, les ministres du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont adopté un communiqué final et conclu trois accords tripartites concernant l’accueil des réfugiés burkinabè.

LOMÉ, 14 septembre 2026 — Les réfugiés burkinabè accueillis au Bénin, au Ghana et au Togo sont les principaux bénéficiaires des trois accords tripartites conclus à Lomé entre le Burkina Faso, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et chacun des trois pays d’accueil. Ces engagements ont été adoptés au terme de la session ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, tenue du 9 au 11 septembre 2026.

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La rencontre a réuni les cinq États parties au mécanisme — le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana — avec la participation du Niger et du Mali comme pays observateurs.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo
Trois accords pour les réfugiés burkinabè

Le principal résultat de la session concerne la conclusion de trois accords tripartites associant le Burkina Faso, le HCR et les pays qui accueillent ses ressortissants réfugiés : le Bénin, le Ghana et le Togo.

Ces accords visent donc directement les populations burkinabè ayant trouvé refuge dans ces trois pays. Ils doivent renforcer la coordination entre le pays d’origine, les États d’accueil et le HCR afin de mieux organiser leur protection et de favoriser la recherche de solutions durables.

La Côte d’Ivoire, qui fait partie des États membres du Dialogue de Lomé, n’a pas encore conclu cet accord tripartite avec le Burkina Faso et le HCR. Les discussions entre Abidjan et Ouagadougou doivent se poursuivre afin de parvenir à un arrangement similaire.

Une coopération qui dépasse la seule question humanitaire

La réunion de Lomé a également cherché à rapprocher les réponses sécuritaires et humanitaires dans une région marquée par les déplacements de populations.

La participation du Niger et du Mali comme observateurs a permis d’élargir les échanges au-delà des cinq États parties. Elle ouvre un espace de dialogue entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée, confrontés à des problématiques liées à la sécurité, aux mouvements de populations et à la prise en charge des personnes déplacées.

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Lomé veut rapprocher sécurité et protection

Les participants ont défendu une approche dans laquelle la sécurité et la protection des réfugiés se renforcent mutuellement. Le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a résumé cette approche en affirmant que « la sécurité est une condition de la protection ».

Il a également souligné qu’une protection organisée et structurée peut, à son tour, contribuer à la sécurité. Cette position prend une résonance particulière à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Les cinq États parties ont aussi signé un communiqué final renouvelant leurs engagements dans le cadre du Dialogue de Lomé.

En somme, pour les réfugiés burkinabè vivant au Bénin, au Ghana et au Togo, l’enjeu se situe désormais dans l’application effective des accords conclus. La capacité des États et du HCR à coordonner leurs actions déterminera leur portée concrète sur la protection et les perspectives de solutions durables pour ces populations.

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