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Togo : l’Assemblée nationale ratifie le traité fondateur de l’OIMed

C’est désormais officiel : le Togo rejoint la nouvelle instance multilatérale issue des accords de Hong Kong, renforçant ainsi une…

C’est désormais officiel : le Togo rejoint la nouvelle instance multilatérale issue des accords de Hong Kong, renforçant ainsi une diplomatie fondée sur la négociation préventive et le droit.

LOMÉ, 12 octobre 2026 — Face à la multiplication des tensions géopolitiques et à la fragilisation des mécanismes multilatéraux traditionnels, le Togo réaffirme son positionnement stratégique sur la scène internationale. L’Assemblée nationale togolaise a en effet franchi un cap majeur, le vendredi 9 octobre 2026, en adoptant le projet de loi autorisant la ratification du traité fondateur de l’Organisation internationale pour la médiation (OIMed).

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Cette décision parlementaire inscrit formellement l’État africain parmi les acteurs fondateurs d’une architecture juridique mondiale conçue pour désamorcer les crises par la voie négociée.

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Un nouveau levier pour l’architecture sécuritaire mondiale

Élaborée en mai 2025 à Hong Kong, l’OIMed vise à combler une lacune structurelle dans la résolution des litiges internationaux. L’institution dispose d’un périmètre d’action étendu, couvrant quatre domaines de friction majeurs : les différends interétatiques, les conflits impliquant des États tiers, les litiges opposant des gouvernements à des ressortissants étrangers, ainsi que les grands contentieux commerciaux privés internationaux.

En intégrant le cercle restreint des 35 États fondateurs de l’organisation — aux côtés de trois autres pays africains, à savoir le Bénin, le Gabon et le Nigéria —, Lomé renforce la représentativité du continent au sein de ce nouvel espace d’arbitrage.

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Une doctrine nationale axée sur la neutralité active

Pour la représentation nationale, ce vote ne constitue pas un simple engagement protocolaire, mais une véritable démarche doctrinale. Présidée par Komi Selom Klassou, la séance plénière a ainsi mis en lumière la volonté des législateurs d’institutionnaliser la primauté du dialogue sur le rapport de force.

« Nous faisons le choix de donner une chance à la parole en toutes circonstances », a martelé Aklesso Atcholi, président du groupe parlementaire de la majorité (UNIR). Selon lui, ce texte concrétise la vision diplomatique du pays sur l’échiquier mondial.

Cette orientation prolonge l’action menée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, régulièrement sollicité pour ses compétences de facilitateur régional. En rejoignant l’OIMed, le gouvernement togolais pérennise donc une tradition diplomatique axée sur la neutralité et la recherche de compromis.

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Sécurité juridique et respect de la souveraineté

Défendant le projet devant les députés, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, a salué l’unanimité de la représentation nationale autour de principes cardinaux : le respect absolu de la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

Au-delà des retombées politiques et sécuritaires, l’adhésion du Togo à ce mécanisme d’arbitrage commercial international adresse un signal d’apaisement aux acteurs économiques. En garantissant un cadre normatif prévisible pour le règlement des différends financiers ou industriels, Lomé entend renforcer l’attractivité de son marché tout en consolidant son statut de carrefour diplomatique en Afrique de l’Ouest.

Reste désormais à traduire cette adhésion en résultats concrets : pour Lomé, l’enjeu est de faire de son appartenance à l’OIMed un véritable instrument d’influence diplomatique et de stabilité régionale. 

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