Un orpailleur togolais a perdu la vie, le dimanche 11 octobre 2026, dans un trou creusé sur un site d’orpaillage clandestin de la forêt Adifè, à N’Guessankro, dans la région du Moronou en Côte D’Ivoire. Les secours ont repêché le corps de la victime après une alerte donnée sur les lieux. Les gendarmes se sont ensuite rendus sur le site pour procéder aux constatations et déterminer les circonstances exactes du décès.
Un site toujours fréquenté
Le drame s’est produit dans une zone que des orpailleurs illégaux investissent régulièrement, malgré les opérations de démantèlement menées par les forces de l’ordre. Les excavations profondes et instables creusées pour extraire l’or exposent les travailleurs à des risques majeurs d’effondrement et de chute.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Cette tragédie relance les inquiétudes autour de la persistance de l’orpaillage clandestin à N’Guessankro. Les autorités ivoiriennes avaient déjà rappelé, en mars 2026, que les forêts, les zones protégées et les cours d’eau demeurent strictement interdits à l’orpaillage, en raison des dangers qu’il fait peser sur les populations et sur l’environnement.
Les risques de l’orpaillage illégal
L’orpaillage clandestin constitue une menace pour l’environnement et les populations. Il entraîne la déforestation, la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau par des substances toxiques telles que le mercure et le cyanure. Cette activité réduit également les terres agricoles, fragilise la sécurité alimentaire et expose les orpailleurs à des risques d’accidents mortels, notamment les effondrements de trous. Elle alimente en outre des tensions autour de l’occupation des terres dans les localités concernées.
Ce nouveau décès intervient alors que les opérations de démantèlement des sites d’orpaillage illégal se poursuivent dans la région du Moronou. Il rappelle également l’urgence de renforcer la sensibilisation des populations et le contrôle des zones forestières, afin de prévenir de nouveaux drames.




