Un violent incendie a frappé le quartier de Tokoin Ramco, à Lomé, dans la soirée du lundi 19 octobre 2026. Les flammes ont détruit une portion substantielle d’un bar situé sur l’avenue de la Libération, avant de se propager à plusieurs commerces voisins, près de la pharmacie Agbegnigan.
Une mobilisation immédiate
Le sinistre s’est déclaré peu après 20 heures et a rapidement semé la panique dans ce secteur commerçant de la capitale togolaise. Des riverains et des jeunes du quartier ont accouru pour tenter de contenir le feu et mettre à l’abri certains meubles et équipements.
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Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus et ont maîtrisé le brasier. Aucune victime n’a été signalée, mais les dégâts matériels restent importants, selon les informations disponibles.
Des commerçants sous le choc
L’incendie a profondément bouleversé les commerçantes présentes sur les lieux. Aïcha Kolor, qui exploite une boutique faisant également office de restaurant, a été victime d’un malaise après avoir assisté à la destruction de son espace de travail.
Pour plusieurs exploitants, ces commerces constituent la principale source de revenus. La perte des marchandises, du mobilier et des équipements compromet donc directement la poursuite de leurs activités, ainsi que celles de leurs employés.
Les installations électriques défaillantes en question
Une coupure d’électricité survenue au moment des faits alimente l’hypothèse d’un court-circuit, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été communiquée à ce stade. La gendarmerie a sécurisé le périmètre et poursuit les vérifications nécessaires pour déterminer l’origine exacte de l’incendie et évaluer le montant des pertes.
Cet incident survient dans un contexte marqué par les préoccupations des autorités togolaises concernant les branchements anarchiques et les installations électriques non conformes. Après l’incendie du marché d’Agoè-Assiyéyé, les enquêteurs avaient attribué le sinistre à un court-circuit lié à un compteur de fortune et à des câblages réalisés sans respect des normes de sécurité.
À Lomé, les « réseaux à toile d’araignée », constitués de câbles non autorisés, surchargés et tendus entre les habitations, accroissent les risques d’incendie et d’électrocution, tout en fragilisant la distribution d’électricité. Le gouvernement a lancé le projet PEREL afin de remplacer ces installations par des infrastructures normalisées dans le Grand Lomé.
Des contrôles désormais exigés
Les autorités ont renforcé les contrôles techniques des installations électriques domestiques, commerciales et industrielles. Les inspections portent notamment sur la qualité des câbles, les disjoncteurs, les prises, la mise à la terre et la conformité générale des raccordements.
Pour les commerçants de Tokoin Ramco, l’enjeu dépasse désormais la simple remise en état des locaux. Il concerne également la sécurisation des activités, la prévention des sinistres et la fiabilité des moyens d’alerte, alors que des témoins ont déploré des difficultés à joindre les sapeurs-pompiers au 118.




