Santé




Kpalimé, territoire d’engagement pour les droits en santé sexuelle

À Kpalimé, les élus togolais s’engagent pour la santé des femmes et des filles : un atelier stratégique réunit parlementaires…

À Kpalimé, un atelier réunit députés, experts et partenaires autour des droits en santé sexuelle et reproductive. Objectif : renforcer l’engagement parlementaire pour un cadre législatif inclusif et améliorer l’accès aux soins pour les femmes et les filles au Togo.

À Kpalimé, les élus togolais s’engagent pour la santé des femmes et des filles : un atelier stratégique réunit parlementaires et experts pour bâtir un cadre législatif plus juste, plus protecteur et plus humain.

 

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C’est dans la région des Plateaux, à Kpalimé, que s’est ouverte le 27 août 2025 une rencontre d’une portée institutionnelle et humaine majeure. En effet, pendant trois jours, les députés togolais participent à un atelier d’échange sur les droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR), organisé par l’Assemblée nationale avec l’appui de la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME), en partenariat avec l’ATBEF et Ipas Afrique Francophone. Loin d’un simple séminaire technique, cette initiative incarne une volonté politique forte : celle de faire du parlement un acteur central dans la construction d’un environnement juridique favorable à la santé des femmes et des filles.

Une présence parlementaire, symbole de transformation

 

Pour Noélie Koevi-Koudam, directrice exécutive de l’ATBEF, la participation des députés ne relève pas du protocole, mais d’un tournant historique. « Vous êtes les artisans du cadre législatif, les garants de la justice sociale, et les voix de celles et ceux qui n’en ont pas », a-t-elle affirmé. Ce message résonne comme un appel à la responsabilité collective, à l’heure où les indicateurs sanitaires appellent à une mobilisation renforcée.

À Kpalimé, un atelier réunit députés, experts et partenaires autour des droits en santé sexuelle et reproductive. Objectif : renforcer l’engagement parlementaire pour un cadre législatif inclusif et améliorer l’accès aux soins pour les femmes et les filles au Togo.

Santé sexuelle et reproductive : des avancées notables, mais des défis persistants

 

Le directeur de la DSME, Abram Amétépé Agossou, a présenté les progrès réalisés : baisse significative de la mortalité néonatale, infantile et maternelle, subvention de la césarienne, programme WEZOU pour l’accompagnement des femmes enceintes. Bien que ces résultats traduisent une volonté gouvernementale affirmée, ils ne suffisent pas à garantir l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030. Par ailleurs, les chiffres sur les avortements clandestins, les hémorragies post-accouchement et l’absence de textes d’application clairs montrent que le cadre juridique reste lacunaire, et que les conséquences sanitaires sont encore lourdes pour les femmes.

 Le parlement, un levier de justice sanitaire pour le peuple togolais

 

Dans son intervention, Kissao Tchourou, représentant du Président de l’Assemblée nationale, a rappelé que le rôle du parlement dépasse le vote des lois : il consiste à anticiper les besoins, garantir les droits et créer les conditions d’un développement humain durable. En matière de DSSR, cela implique de légiférer sans stigmatiser, d’informer sans juger, et d’accompagner sans exclure.

À Kpalimé, un atelier réunit députés, experts et partenaires autour des droits en santé sexuelle et reproductive. Objectif : renforcer l’engagement parlementaire pour un cadre législatif inclusif et améliorer l’accès aux soins pour les femmes et les filles au Togo.

Santé sexuelle et reproductive : une mobilisation multisectorielle pour un Togo plus inclusif

 

Les partenaires techniques, dont Ipas Afrique Francophone, ont réaffirmé leur engagement à soutenir cette dynamique. Des présentations ont permis de dresser un état des lieux précis, d’explorer les nouvelles directives de l’OMS et de réfléchir aux ajustements législatifs nécessaires. À travers cet atelier, la représentation nationale réaffirme son rôle de catalyseur de changement, en plaçant la santé sexuelle et reproductive au cœur du projet de société togolais. Kpalimé devient ainsi le théâtre d’une mobilisation territoriale, où la parole politique se met au service du bien-être collectif.

À Kpalimé, un atelier réunit députés, experts et partenaires autour des droits en santé sexuelle et reproductive. Objectif : renforcer l’engagement parlementaire pour un cadre législatif inclusif et améliorer l’accès aux soins pour les femmes et les filles au Togo.

La santé au cœur de l’agenda politique

 

En somme, les députés togolais s’engagent à faire de la santé de la mère et de l’enfant une priorité pour le pays. Cet atelier est un pas dans la bonne direction pour faire du Togo un pays où le droit des femmes à une bonne santé sexuelle et reproductive est une réalité et non pas un simple slogan. Reste à voir si les résolutions de ces trois jours de travail se traduiront par une véritable transformation des mentalités. Les députés togolais parviendront-ils à légiférer pour améliorer la santé sexuelle et reproductive de la population ?

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