L’intégration économique africaine passe à la vitesse supérieure à Casablanca. Ouverte officiellement mardi 20 octobre 2026, sous le haut patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI, la troisième édition du Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique (LOGITERRE 2026) réunit des décideurs venus de plus de 44 pays. Dans un contexte mondial marqué par la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés, ce rendez-vous de trois jours met en lumière le rôle stratégique des réseaux de transport dans le développement du continent. Parmi les délégations présentes dès l’ouverture des travaux, le Togo affiche clairement ses ambitions de devenir un acteur logistique incontournable en Afrique de l’Ouest.
Fort des performances de son port en eau profonde de Lomé et du développement de ses corridors routiers, le Togo occupe une position stratégique dans les discussions engagées à Casablanca. Le pays a été représenté à la cérémonie d’ouverture par Messan Amakoé Klutse, chargé d’affaires par intérim et chef de la mission diplomatique togolaise. À travers cette participation, Lomé met en avant une vision axée sur la fluidification des échanges transfrontaliers.
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Par ailleurs, la présence du représentant togolais aux côtés du ministre marocain du Transport, Abdessamad Kayouh, du ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, et de hauts représentants de la Commission de l’Union africaine témoigne de l’importance accordée à la coopération régionale. Le Togo entend ainsi inscrire ses infrastructures dans les grands circuits du commerce international. D’ailleurs, sa position géographique et ses capacités portuaires renforcent son rôle de passerelle entre le littoral du golfe de Guinée et les pays de l’arrière-pays sahélo-saharien.
Les interventions inaugurales ont mis en évidence les principales réformes nécessaires au renforcement des échanges commerciaux africains. Face aux incertitudes du commerce mondial, la mise en place de systèmes logistiques intégrés apparaît comme un facteur déterminant pour la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Dans cette perspective, les participants ont souligné la nécessité de dépasser le cloisonnement des réseaux nationaux grâce à la multimodalité et à une meilleure interconnexion des grands corridors continentaux. L’expérience marocaine dans le développement des infrastructures portuaires et des réseaux autoroutiers a également retenu l’attention des délégations africaines, qui y voient une source d’inspiration pour la modernisation des transports et le développement industriel.
L’engagement du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) contribue, pour sa part, à cette réflexion. Son expertise institutionnelle soutient les objectifs d’harmonisation des normes et de renforcement des capacités des administrations publiques.
Par ailleurs, LOGITERRE 2026 accorde une place importante aux innovations technologiques qui transforment les secteurs du transport et de la logistique. Jusqu’au 22 octobre, les sessions de travail examinent notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion des flux de marchandises, les solutions de mobilité durable ainsi que les stratégies de décarbonation du transport routier.
En parallèle, l’espace d’exposition favorise les rencontres d’affaires entre investisseurs, équipementiers et institutions financières. Ces échanges visent à faciliter les partenariats et à accélérer le financement des grands projets d’infrastructures.
À travers les concertations engagées dès l’ouverture du forum, LOGITERRE 2026 entend aussi contribuer à l’émergence d’un système de transport africain moderne, résilient et mieux intégré. L’objectif consiste à renforcer la connectivité entre les marchés, à améliorer la circulation des biens et à soutenir durablement la compétitivité économique du continent.
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