Une explosion s’est produite ce jeudi dans la ville de Jaramana, en périphérie sud-est de Damas, selon des informations encore parcellaires. L’engin explosif aurait visé un minibus à hauteur de l’intersection d’Ar-Rawda, un carrefour fréquenté de la localité. Des blessés ont été signalés, sans qu’un bilan définitif n’ait pu être établi à ce stade.
Aucune revendication n’a été formulée dans l’immédiat et les autorités syriennes n’ont pas encore communiqué d’éléments détaillés sur les circonstances exactes de l’explosion ni sur l’identité de ses auteurs présumés. Par ailleurs, des vérifications sont en cours et les informations disponibles restent, à ce stade, susceptibles d’évoluer.
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Il s’agit d’un événement en développement. Les circonstances précises, le bilan humain et l’origine de l’explosion restent à confirmer par les autorités et les sources locales.
Une ville marquée par des années de tensions
Jaramana, dont la population inclut une importante composante druze aux côtés d’habitants chrétiens et sunnites, a régulièrement été le théâtre d’incidents sécuritaires depuis la chute du régime de Bachar al-Assad fin 2024. Une attaque à la grenade contre un poste de sécurité avait déjà visé la ville début juillet, deux jours après un attentat meurtrier commis dans le centre de Damas, près du Palais de justice. Des tensions communautaires y avaient également éclaté à l’occasion de commémorations liées aux événements survenus dans la province voisine de Sweida en 2025.
La déclaration des cheikhs de Jaramana
Dans les heures ayant suivi l’explosion, des cheikhs de la ville ont diffusé une déclaration réaffirmant l’unité de la Syrie, de son territoire et de son peuple. Le texte insiste sur le fait que Damas demeure la boussole des habitants de Jaramana, qui se refusent, selon cette déclaration, à suivre toute puissance étrangère. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de précédentes déclarations des notables de la ville, qui avaient déjà affirmé, ces dernières semaines, leur attachement à l’unité nationale et leur rejet des discours communautaires jugés porteurs de division.
« Les cheikhs de Jaramana ont affirmé que la ville demeure fidèle à l’unité de la Syrie et de son peuple, désignant Damas comme leur unique boussole. »Déclaration des cheikhs de Jaramana
Pourquoi ces déclarations comptent
Depuis la chute du régime Assad, les localités à composante druze de la périphérie de Damas, dont Jaramana et Sahnaya, ont connu des épisodes de tensions communautaires, ponctués d’ingérences extérieures évoquées dans le débat public syrien. Dans ce contexte, les prises de position publiques des cheikhs et des notables locaux, réaffirmant leur loyauté envers l’État syrien et rejetant toute tutelle étrangère, visent à désamorcer les soupçons de sécession ou de partition et à préserver la cohésion avec les autorités centrales.
Une capitale sous tension sécuritaire
Enfin, cette explosion survient dans un climat sécuritaire dégradé à Damas et dans sa périphérie depuis le début de l’été. Un attentat à l’engin explosif dans un café du centre-ville, puis une double explosion survenue lors de la visite d’État du président français Emmanuel Macron avaient déjà frappé la capitale syrienne début juillet. Aucun de ces épisodes n’a, jusqu’à présent, fait l’objet d’une revendication officielle, les autorités évoquant des enquêtes toujours en cours.




