L’excellence scolaire ne se juge pas seulement au moment de la remise des prix. Elle se vérifie plusieurs années plus tard, lorsque les jeunes filles récompensées poursuivent leurs études, choisissent des filières scientifiques et transforment une distinction en trajectoire professionnelle. C’est sur cette mesure que la Fondation Assal a choisi d’ouvrir son échange avec la présidence de l’Assemblée nationale.
Le professeur Komi Selom Klassou, président de l’institution parlementaire, a reçu mardi 13 octobre 2026 Abira Bonfoh, présidente de la Fondation Assal, ainsi que les membres du jury du Concours Reine des Sciences et Technologies. La délégation est venue rendre compte des résultats obtenus par les lauréates et consolider un partenariat qui dépasse désormais le simple accompagnement logistique.
La rencontre a d’abord permis à la Fondation d’exprimer sa reconnaissance au président de l’Assemblée nationale. L’institution a accueilli la quatrième édition du concours au début de l’année et facilité son organisation en mettant à disposition son cadre institutionnel.
Mais, l’essentiel du propos a porté sur les parcours des jeunes filles primées. La Fondation Assal recense aujourd’hui 57 lauréates, issues des éditions 2022, 2023, 2024 et 2025. Plusieurs d’entre elles ont déjà franchi le seuil de l’enseignement supérieur, signe que le concours ne se limite pas à une compétition ponctuelle.
« Nous sommes venus lui faire le compte rendu de tout cela de même que prendre des conseils », a indiqué Abira Bonfoh. Selon elle, le suivi des bénéficiaires constitue une condition essentielle pour évaluer l’impact réel de l’initiative.
Le Concours Reine des Sciences et Technologies vise à encourager les jeunes filles à s’intéresser aux disciplines scientifiques et technologiques. Dans un contexte où les filières techniques restent souvent perçues comme peu accessibles ou peu valorisées, l’initiative cherche à offrir des modèles concrets de réussite.
En récompensant l’excellence, la Fondation entend également modifier les représentations. Une élève qui voit d’anciennes lauréates intégrer l’université peut davantage envisager les mathématiques, les sciences physiques, l’informatique ou l’ingénierie comme des choix possibles.
Le soutien de l’Assemblée nationale renforce cette dimension symbolique. En accueillant l’événement, le Parlement associe une institution de la République à une cause éducative et donne une visibilité supplémentaire aux efforts des élèves.
La délégation a souhaité maintenir un dialogue régulier avec les institutions qui soutiennent ses actions. La Fondation Assal considère que la réussite d’un dispositif éducatif dépend de la continuité : bourses, orientation, encadrement, ouverture vers l’université et suivi des résultats.
La rencontre avec le professeur Klassou s’inscrit dans cette logique. Elle permet à la Fondation de présenter ses avancées, de recueillir des orientations et de préparer les prochaines étapes de son programme.
Pour les 57 lauréates, le concours représente un point de départ. Pour la Fondation, il constitue désormais un laboratoire de suivi permettant de vérifier si l’encouragement à l’excellence produit des effets durables. La prochaine épreuve consistera à transformer ces premiers succès individuels en une génération durable de femmes scientifiques et technologues.
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