LOMÉ, 7 octobre 2026 — Le Togo franchit une nouvelle étape dans la structuration de sa politique énergétique avec l’élaboration d’un Programme national d’accès à la cuisson propre. Réunis le vendredi 2 octobre à l’ONOMO Hôtel de Lomé, les représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques examinent les premières propositions destinées à organiser la transition du pays vers des modes de cuisson plus propres et accessibles.
L’enjeu dépasse la seule question de l’équipement des ménages. Pour les autorités togolaises, il s’agit désormais de construire un cadre capable de coordonner les interventions, d’orienter les investissements et de donner davantage de visibilité aux acteurs engagés dans le développement des solutions de cuisson propre.
Le futur programme doit fournir au Togo une feuille de route cohérente en vue de l’accès universel à la cuisson propre à l’horizon 2030. Cette ambition implique notamment de préciser les technologies à promouvoir, les objectifs à atteindre, les actions prioritaires et les mécanismes nécessaires à leur déploiement.
Le gouvernement inscrit cette démarche dans les orientations de la Vision Togo 2030, ainsi que dans le Pacte national pour l’énergie associé à la Mission 300. Le programme répond également aux engagements climatiques pris par le pays dans le cadre de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Cette convergence place la cuisson propre à l’intersection de plusieurs politiques publiques : énergie, climat, développement économique et amélioration des conditions de vie.
Pour accompagner le processus, le gouvernement bénéficie de l’appui du programme Regional Clean Cooking Action West Africa (ReCCAWA). L’Agence néerlandaise pour l’entreprise (Rijksdienst voor Ondernemend Nederland, RVO) a par ailleurs mandaté EED Advisory pour soutenir les autorités togolaises dans la conception du programme.
La mission associe les institutions nationales aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux différents acteurs du secteur. Cette approche vise à éviter une stratégie conçue exclusivement au niveau institutionnel et à intégrer les réalités opérationnelles auxquelles font face les entreprises, les organisations de la société civile et les autres intervenants.
Le travail engagé doit surtout permettre de passer d’initiatives dispersées à une architecture nationale capable de coordonner les efforts et de mobiliser davantage de ressources.
L’atelier du 2 octobre constitue ainsi une étape de consultation et de consolidation du futur programme. Les participants examinent les résultats préliminaires présentés par l’équipe chargée de l’accompagnement et apportent leurs observations sur les différentes composantes proposées.
Les discussions portent notamment sur les technologies de cuisson propre retenues dans le programme. Leur validation constitue un enjeu déterminant, car le choix des solutions doit répondre à la fois aux besoins des utilisateurs, aux contraintes économiques et aux objectifs énergétiques et environnementaux du pays.
Les participants passent également en revue les objectifs fixés, les activités envisagées et les plans d’action proposés.Le renforcement des capacités figure lui aussi parmi les éléments examinés afin de doter les acteurs concernés des compétences nécessaires à la mise en œuvre du programme.
Une feuille de route vers 2030
À l’issue des travaux, les principales composantes soumises à discussion font l’objet d’un processus de revue et de validation. Les technologies de cuisson propre, les objectifs nationaux, les activités et plans d’action ainsi que le plan de renforcement des capacités constituent les principaux résultats examinés.
Cette étape prépare la finalisation d’un cadre national destiné à guider les prochaines interventions. Pour le Togo, l’objectif consiste désormais à transformer cette orientation stratégique en actions concrètes, en créant les conditions nécessaires à une mobilisation durable des financements et à une participation coordonnée des acteurs publics et privés.
À l’horizon 2030, le succès du programme dépendra ainsi autant de la pertinence des solutions retenues que de la capacité du pays à organiser leur diffusion à grande échelle. Le futur programme doit précisément servir de levier pour cette transformation.
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