PolitiqueSécurité




 Togo : quatre Nigérians et un Béninois arrêtés après un braquage à Lomé 

Les forces de sécurité togolaises ont frappé un grand coup dans la lutte contre la criminalité transnationale. Le jeudi 7…

Les forces de sécurité togolaises ont frappé un grand coup dans la lutte contre la criminalité transnationale. Le jeudi 7 mai 2026, un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les braquages à main armée a été stoppé à la frontière de Sanvee‑Condji, quelques heures seulement après avoir semé la terreur en plein cœur de la capitale. Cette opération illustre la réactivité et le professionnalisme croissant des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), déterminées à préserver la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



L’attaque du boulevard du 13 janvier

L’effervescence de Lomé bat son plein sur le boulevard du 13 janvier lorsque des individus à moto ciblent un commerçant togolais qui vient de retirer une importante somme dans une agence bancaire. Les malfrats ouvrent le feu pour intimider et neutraliser leur victime, puis s’emparent d’un sac contenant plusieurs millions de francs CFA. Les témoins donnent l’alerte immédiatement. Les FDS déploient alors un dispositif de bouclage et de poursuite, tout en misant sur le renseignement en temps réel pour intercepter les fuyards.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Une interception musclée à Sanvee‑Condji

La traque, menée avec une précision chirurgicale, porte ses fruits à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Les suspects, persuadés d’avoir semé les forces de l’ordre, sont localisés à Sanvee‑Condji, au poste frontalier avec le Bénin. C’est alors qu’ils tentaient de quitter le territoire togolais que le coup de filet a eu lieu. Les personnes interpellées forment un groupe de cinq individus : quatre ressortissants nigérians et un béninois, ce dernier jouant le rôle de chauffeur. Lors des fouilles, les enquêteurs découvrent une arme automatique, des munitions soigneusement dissimulées, ainsi qu’une partie conséquente du butin dérobé.

Un réseau aux ramifications meurtrières

Au‑delà du braquage de jeudi, les premiers interrogatoires révèlent des faits encore plus graves. Les suspects reconnaissent leur implication directe dans une autre attaque meurtrière survenue en février dernier à Lomé. Cette confession confirme l’existence d’un réseau criminel organisé et mobile, capable de frapper et de se replier de part et d’autre des frontières. Dans un contexte régional marqué par la mobilité des réseaux criminels, cette opération a également mis en évidence l’efficacité des capacités de renseignement, d’intervention et de coordination des forces togolaises.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Vers une justice exemplaire

Les enquêteurs maintiennent les cinq suspects en garde à vue et mènent une enquête approfondie pour identifier d’éventuels complices locaux et éclairer l’ensemble de leurs activités criminelles. Les autorités judiciaires les présenteront prochainement afin qu’ils répondent de faits de vol à main armée, de détention illégale d’armes de guerre et d’association de malfaiteurs.

Les forces de sécurité ont sécurisé une partie du butin grâce à cette intervention, rendant un semblant de justice à la victime et adressant un signal fort aux réseaux criminels transfrontaliers : le Togo place son territoire sous vigilance accrue et refuse toute impunité.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP