Victoire Dogbé prône l’engagement politique des femmes à Kigali
Kigali, 4 août 2026 — Les femmes africaines veulent-elles encore se contenter d’accompagner les décisions ou doivent-elles désormais participer pleinement…
Kigali, 4 août 2026 — Les femmes africaines veulent-elles encore se contenter d’accompagner les décisions ou doivent-elles désormais participer pleinement à leur élaboration ? À Kigali, cette question s’est invitée au lancement de l’African Academy for Women in Political Leadership, une initiative consacrée au renforcement du leadership politique féminin sur le continent.
Parmi les personnalités présentes figurait Victoire Dogbé, ancienne Première ministre du Togo. À ses côtés, plusieurs figures du leadership africain, dont Sahle-Work Zewde et Catherine Samba-Panza, ont pris part à cette rencontre destinée à encourager l’émergence d’une nouvelle génération de femmes dans les espaces de décision.
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L’ancienne cheffe du gouvernement togolais a surtout retenu la portée d’une telle initiative. Pour elle, le leadership ne saurait se réduire à l’exercice d’une fonction ou à l’occupation d’un poste. Il doit, avant tout, se mesurer à ses résultats et à sa capacité à produire des changements durables dans la vie des populations.
Faire du pouvoir un instrument de transmission et d’ouverture
Dans cette perspective, Victoire Dogbé défend une conception du leadership fondée sur la transmission. Diriger ne consiste pas seulement à décider, mais également à ouvrir des voies à celles et ceux qui viendront après.
Cette vision prend une résonance particulière lorsqu’elle est appliquée à la participation des femmes à la vie publique africaine. Car, malgré les progrès enregistrés sur le continent, leur présence dans les centres de décision demeure un enjeu majeur.
L’ancienne Première ministre togolaise invite ainsi les femmes à ne pas attendre que les portes s’ouvrent d’elles-mêmes. Elle les encourage à acquérir les compétences nécessaires, à s’engager et à investir les espaces où se construisent les politiques publiques.
Un appel direct à la jeunesse et aux jeunes filles togolaises
Au-delà des responsables politiques et des figures expérimentées réunies à Kigali, Victoire Dogbé a choisi de s’adresser directement aux jeunes filles et aux jeunes femmes du Togo. Son message tient en quelques mots : oser. Oser s’engager, se former et saisir les occasions de prendre part à la décision publique.
L’enjeu dépasse donc la seule représentation féminine. Il s’agit de préparer une relève capable de prendre progressivement le relais et de contribuer, à son tour, à la transformation des sociétés africaines.
« L’avenir de l’Afrique ne s’écrira pas sans les femmes », résume en substance l’ancienne Première ministre, qui souhaite les voir placées « au cœur des décisions ».
Le lancement de l’African Academy for Women in Political Leadership entend précisément contribuer à cette dynamique. L’initiative bénéficie notamment du soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de la Commission de l’Union africaine, du Réseau des femmes leaders africaines et de l’African School of Governance.
Pour Victoire Dogbé, la portée de cette académie réside ainsi moins dans la célébration des parcours déjà accomplis que dans les possibilités qu’elle peut offrir à celles qui aspirent à exercer demain des responsabilités publiques.
À Kigali, le message est donc explicite : l’Afrique ne peut plus envisager son avenir politique en laissant une partie de ses forces à la périphérie du pouvoir. La question n’est plus seulement de faire une place aux femmes, mais de leur permettre de contribuer pleinement à la définition du continent de demain.
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