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Droits humains : le Togo boucle son audit national avant son grand oral à l’ONU

Lomé s’apprête à passer un nouvel examen sur la scène internationale. À quatre mois de son audition devant le Conseil…

Lomé s’apprête à passer un nouvel examen sur la scène internationale. À quatre mois de son audition devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le Togo a franchi une étape importante le mardi 29 septembre 2026 : la validation concertée de son rapport national au titre du 4ᵉ cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Réunis à Lomé  autour du Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Pacôme Adjourouvi, diplomates, délégués ministériels, membres de la société civile ainsi que représentants des institutions républicaines ont passé au crible quatre années de réformes statutaires et d’évolutions législatives.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
Un diagnostic forgé au plus près du terrain

Loin de se limiter à un exercice purement académique ou diplomatique, le document finalisé traduit une vaste campagne de collecte de données menée sur l’ensemble du territoire. Sous la houlette de la Direction de la Législation et de la Protection des Droits de l’Homme (DLPDH), dirigée par Abdou Gafaou Akpaou, les équipes techniques ont conduit des consultations régionales approfondies.

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Cette démarche s’est appuyée sur les antennes locales de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), les autorités territoriales et un tissu d’organisations non gouvernementales. Par ailleurs, l’accent mis sur le renforcement des compétences de la Commission interministérielle (CIRR) a permis de structurer des indicateurs fiables et d’intégrer les voix des acteurs de terrain au texte final.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
L’épreuve de vérité face aux engagements de 2022

Ce nouveau cycle constitue un test direct pour les politiques publiques engagées depuis le dernier passage du Togo devant l’instance génévoise, en janvier 2022. Face aux interpellations sur l’état des libertés et des droits fondamentaux, le gouvernement entend faire valoir ses avancées.

Lors de l’ouverture des travaux, Me Pacôme Adjourouvi a rappelé les ajustements institutionnels, juridiques et opérationnels déployés pour répondre aux recommandations formulées lors du précédent cycle. En outre, en plaçant l’inclusivité au cœur de sa prise de parole, le garde des Sceaux a réaffirmé que la protection des droits humains ne peut progresser sans une surveillance critique de la société civile et de la représentation nationale.

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Top départ : le compte à rebours pour Genève

Mis en place par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006, l’EPU contraint chaque État membre à soumettre périodiquement son bilan national au regard de ses obligations internationales. Pour le Togo, qui s’est déjà prêté à l’exercice en 2011, 2016 et 2022, l’échéance entre désormais dans sa phase critique.

Ainsi, le document validé à Lomé sera officiellement transmis aux instances onusiennes courant octobre 2026. Il servira de base de discussion lors du grand oral du Togo devant le Conseil des droits de l’homme, programmé pour janvier 2027. Un rendez-vous au cours duquel Lomé devra prouver l’impact concret de ses réformes devant ses pairs.

En somme, le véritable test se jouera sur le terrain national. Car, pour les citoyens togolais, l’efficacité de cet exercice ne se mesurera pas à la qualité des rapports présentés à Genève, mais bien à la capacité de l’État à transformer ses engagements internationaux en garanties quotidiennes pour les libertés fondamentales.

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