LOMÉ, 16 septembre 2026 — Le Togo veut mieux structurer sa présence dans les grandes expositions internationales. Une délégation togolaise participe, les 15 et 16 septembre à Dakar, au Sénégal, au Programme de Renforcement des Capacités (PRC) organisé par le Bureau International des Expositions (BIE).
Cette formation réunit des représentants de 15 pays d’Afrique francophone. Pour le Togo, elle constitue une occasion de consolider les compétences nécessaires à la préparation, à la gestion et à l’évaluation de ses prochaines participations.
Conduite par Judith Radji Djeri, directrice Communication et Marketing du Centre togolais des expositions et foires (CETEF) et commissaire générale adjointe du Togo aux Expos Osaka 2025 et Yokohama 2027, la délégation travaille sur les différentes étapes qui conditionnent une participation réussie.
Les échanges portent notamment sur le choix du thème, la conception du pavillon et la préparation des contenus. Les participants abordent également les aspects opérationnels, parmi lesquels le programme culturel, la journée nationale, les journées thématiques, le protocole, les activités commerciales et la restauration. La communication et l’évaluation de l’impact occupent également une place importante dans les travaux.
Mieux mesurer les retombées pour le Togo
Au-delà de la présence physique dans une exposition, le BIE insiste sur les effets qu’un pays peut tirer de sa participation sur le long terme. Selon Wanja Roguez, chargée des Expositions au BIE, une participation réussie doit notamment contribuer à l’image de marque, au tourisme, à la diplomatie publique et aux opportunités économiques.
Cette approche intéresse particulièrement le Togo, qui entend améliorer la gouvernance de ses participations et renforcer la valorisation de ses produits artistiques, culturels et culinaires. La formation contribuera également à mieux articuler la conception architecturale et thématique des pavillons avec les objectifs de chaque exposition.
Aux côtés de Judith Radji Djeri, la délégation togolaise comprend Sodatonou Sika Edwige, chargée des Relations publiques à l’API-ZF et membre du Comité national permanent chargé de l’organisation de la préparation du Togo aux foires et expositions internationales. Elle compte également Assoti Jude, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Belgrade, et Noutchet Kokou Eloi, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Yokohama.
La session d’ouverture, tenue le 15 septembre, a réuni plusieurs responsables sénégalais et du BIE, dontDr Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce du Sénégal, Dimitri S. Kerkentzes, secrétaire général du BIE, et Modou Mbene Gueye, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).
L’expérience d’Osaka mise à contribution
La participation togolaise à Dakar s’appuie aussi sur l’expérience acquise lors des précédentes expositions. La régularité des participations du pays et la qualité de son engagement au fil des années ont conduit les organisateurs à solliciter Judith Radji Djeri pour partager les pratiques développées par le Togo lors de l’Exposition universelle Osaka 2025.
Cette contribution permet ainsi de confronter l’expérience togolaise à celle d’autres pays africains et d’identifier des méthodes susceptibles d’améliorer les prochaines participations.
Le programme du BIE prépare les participants aux quatre catégories d’expositions placées sous son encadrement. Le calendrier comprend notamment l’Exposition spécialisée de Belgrade 2027, l’Exposition horticole internationale de Yokohama 2027, la Triennale de Milan 2028 et l’Exposition universelle de Riyad 2030.
À Belgrade, plus de 140 pays se retrouveront autour du thème « Jouer pour l’Humanité : le Sport et la Musique pour tous ». Yokohama accueillera pour sa part l’Exposition horticole internationale sous le thème « Le paysage du futur pour le bonheur ».
Riyad accueillera ensuite l’Exposition universelle de 2030, annoncée autour du thème « Imaginer demain », avec la participation de plus de 190 pays.
Pour le Togo, l’enjeu consiste désormais à transformer les enseignements acquis à Dakar en outils concrets pour mieux préparer ses prochaines échéances internationales et accroître les retombées économiques, culturelles et diplomatiques de sa présence dans ces rendez-vous.
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