Djibouti, 6 octobre 2026 — La capitale djiboutienne accueille, du 6 au 8 octobre 2026, la 7ᵉ Mission économique de la Francophonie, un rendez-vous stratégique qui positionne le pays comme carrefour commercial entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe.
Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et le président Ismaïl Omar Guelleh ont officiellement inauguré les travaux ce mardi matin au Djibouti Palace Kempinski.
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Les deux dirigeants ont souligné l’ambition de transformer ces trois jours de rencontres en levier concret de création d’emplois et d’ouverture de marchés pour les entrepreneurs francophones.
« Notre volonté n’est pas simplement de réunir des entreprises pendant quelques jours », a déclaré Mme Mushikiwabo. « Elle est de créer les conditions pour que des entrepreneurs se rencontrent, identifient des complémentarités, développent de nouveaux courants d’affaires, ouvrent des marchés et créent des emplois. »
Le chef de l’État djiboutien a présenté les orientations stratégiques de la Vision Djibouti 2035, feuille de route nationale qui vise à faire évoluer le pays d’une plateforme logistique vers un véritable hub économique régional.
« Nous passons du transit à la transformation », a affirmé M. Guelleh, en rappelant que cette mission s’inscrit pleinement dans cette dynamique de diversification et de montée en valeur ajoutée.
En outre, le gouvernement djiboutien a identifié cinq secteurs prioritaires pour attirer les investissements francophones : transport et logistique liés aux zones franches, services numériques, énergies renouvelables, santé et tourisme durable.
Avec ses 314 kilomètres de littoral, ses paysages volcaniques uniques et une biodiversité marine exceptionnelle, Djibouti dispose d’atouts naturels considérables pour développer un tourisme respectueux de l’environnement.
Les autorités refusent catégoriquement le tourisme de masse et privilégient un modèle fondé sur trois pôles : tourisme d’affaires et de plaisance dans la capitale, complexes balnéaires et de plongée sur des sites prioritaires, et tourisme écoresponsable dans les zones archéologiques et préhistoriques.
« Nous travaillons à développer un tourisme respectueux de la nature et de l’environnement », a insisté un responsable gouvernemental, rappelant l’objectif d’attirer jusqu’à 500 000 visiteurs annuels à l’horizon 2030.
Par ailleurs, cette 7ᵉ édition témoigne du dynamisme économique djiboutien et offre au pays une vitrine exceptionnelle à l’échelle internationale. La République de Djibouti, qui contrôle l’une des principales voies maritimes mondiales où circulent 20 % des échanges maritimes globaux, confirme ainsi sa position de « phare de la mer Rouge » et de partenaire privilégié pour les investisseurs francophones.
La Mission économique de la Francophonie réunit chambres de commerce, agences de promotion des investissements, institutions économiques et entreprises de l’espace francophone pour favoriser les échanges commerciaux et les partenariats durables. Des sessions de rencontres B2B, des présentations sectorielles ainsi que des visites de sites stratégiques ponctuent ces trois jours d’intenses négociations.
Alors que les rencontres se poursuivent ce mardi après-midi au Djibouti Palace Kempinski, les premiers contacts noués entre délégations francophones et opérateurs locaux laissent entrevoir des perspectives concrètes de partenariats. Les organisateurs tablent sur la signature de plusieurs protocoles d’accord avant la clôture officielle, prévue jeudi soir, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de coopération économique au sein de l’espace francophone.
Pour Djibouti, cette Mission économique constitue bien plus qu’un événement protocolaire : elle représente un jalon décisif dans la concrétisation de la Vision 2035 et l’affirmation du pays comme plateforme économique régionale de référence.
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