Pakistan : les inondations de mousson font 109 morts et des milliers de déplacés

ISLAMABAD, 28 juillet 2026 —  Les eaux continuent de gagner du terrain au Pakistan. Dans plusieurs provinces de l'est du…

ISLAMABAD, 28 juillet 2026 —  Les eaux continuent de gagner du terrain au Pakistan. Dans plusieurs provinces de l’est du pays, les crues provoquées par les pluies de mousson ont transformé des villages entiers en îlots isolés, obligeant des milliers d’habitants à quitter précipitamment leurs maisons. Embarqués sur des bateaux de fortune ou évacués par les équipes de secours, les sinistrés tentent de rejoindre des zones épargnées par les inondations, tandis que les autorités redoutent une aggravation de la catastrophe.

La montée brutale des eaux a submergé des quartiers résidentiels, englouti des terres agricoles et interrompu de nombreuses voies de communication. Dans plusieurs localités, les habitants ont dû abandonner leurs biens en quelques heures seulement, emportant le strict nécessaire avant que les habitations ne soient envahies par les flots.

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Un lourd tribut humain depuis le début de la mousson

Au-delà des scènes d’évacuation, la catastrophe se mesure désormais en vies humaines. Selon les chiffres publiés par l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA), 109 personnes ont perdu la vie depuis le 26 juin dans des incidents directement liés aux pluies de mousson à travers le pays. Les intempéries ont également fait 362 blessés, confirmant l’ampleur de cette saison des pluies.

Le bilan révèle une vulnérabilité particulière des plus jeunes. Parmi les victimes figurent 48 enfants, aux côtés de 38 hommes et 23 femmes, illustrant la violence des phénomènes météorologiques qui frappent actuellement le Pakistan.

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Le Khyber Pakhtunkhwa en première ligne

Les statistiques de la NDMA montrent que la province du Khyber Pakhtunkhwa demeure la plus durement touchée avec 55 décès recensés. Elle est suivie par le Pendjab, où 36 personnes ont trouvé la mort.

Le Baloutchistan déplore 8 victimes, tandis que l’Azad Jammu-et-Cachemire en compte 7. Plus au sud, le Sindh enregistre 2 décès, alors que le Gilgit-Baltistan fait état d’une victime.

La répartition des blessés confirme également l’ampleur des dégâts dans certaines régions. Le Pendjab concentre 263 blessés, devant le Khyber Pakhtunkhwa avec 80 personnes blessées. Le Baloutchistan en totalise 15, tandis que le Sindh et l’Azad Jammu-et-Cachemire enregistrent 2 blessés chacun.

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Des infrastructures gravement endommagées

Au fil des jours, les pertes matérielles prennent une dimension considérable. Les pluies torrentielles et les inondations ont provoqué des destructions qui compliquent davantage les opérations de secours et le retour à une vie normale.

La NDMA fait état de 799 habitations endommagées, privant des centaines de familles de logement. Les inondations ont également entraîné la mort de 379 têtes de bétail, une perte importante pour les populations rurales dont les revenus reposent largement sur l’élevage.

Les intempéries n’ont pas non plus épargné les infrastructures publiques : la montée des eaux a endommagé ou détruit vingt-cinq ponts et fortement dégradé environ 23 kilomètres de routes. Ces dégâts perturbent fortement les transports, ralentissent l’acheminement de l’aide humanitaire et compliquent l’accès des secours aux localités isolées.

Une course contre la montre pour les secours

Sur le terrain, les équipes de secours poursuivent les opérations d’évacuation malgré des conditions météorologiques toujours défavorables. Les autorités mobilisent des embarcations pour extraire les habitants des villages encerclés par les eaux et acheminer des vivres ainsi que des produits de première nécessité vers les zones les plus affectées.

L’Autorité nationale de gestion des catastrophes a appelé les administrations provinciales à maintenir un niveau élevé de vigilance et à poursuivre les opérations de secours et de sauvetage tant que les pluies de mousson continueront de frapper le pays.

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Une vulnérabilité devenue chronique

Cette nouvelle catastrophe rappelle la fragilité du Pakistan face aux événements climatiques extrêmes. Chaque année, la mousson provoque des crues dévastatrices qui affectent des millions d’habitants, détruisent des infrastructures essentielles et fragilisent durablement les moyens de subsistance des populations rurales.

Alors que les prévisions météorologiques annoncent la poursuite des intempéries dans plusieurs régions, les autorités redoutent une aggravation du bilan humain et matériel. Pour les milliers de familles contraintes à l’exode, la priorité demeure désormais l’accès à un abri, à l’eau potable et aux soins, dans un pays une nouvelle fois confronté à l’une des plus graves conséquences des dérèglements climatiques.

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