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Rougeole au Togo : Blitta et l’Ogou en état d’alerte

Lomé, 25 septembre 2026 — Les districts sanitaires de Blitta (région Centrale) et de l’Ogou (région des Plateaux) sont officiellement…

Lomé, 25 septembre 2026 — Les districts sanitaires de Blitta (région Centrale) et de l’Ogou (région des Plateaux) sont officiellement en épidémie de rougeole. En effet, depuis le début du mois de septembre 2026, les formations sanitaires de ces deux zones enregistrent une hausse brutale des cas, poussant ainsi le ministère de la Santé à déclencher l’alerte et à ordonner une riposte immédiate.

Une transmission rapide et un foyer d’infection localisé

La rougeole, une infection virale hautement transmissible, se propage par les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou même parle. De plus, le virus peut rester en suspension dans l’air ou sur des surfaces contaminées jusqu’à deux heures, ce qui explique sa capacité à infecter rapidement plusieurs personnes au sein d’un même espace.

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Dans les districts de Blitta et de l’Ogou, la multiplication des cas en seulement quelques semaines a conduit les autorités à qualifier la situation d’épidémique. Ainsi, dans un communiqué rendu public le 23 septembre 2026, le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, a tiré la sonnette d’alarme : face à cette résurgence, populations et agents de santé doivent redoubler de vigilance.

Fièvre, boutons, toux : les symptômes qui doivent alerter

Face à cette menace, les équipes médicales appellent les familles à identifier rapidement les symptômes caractéristiques de la maladie :

  • une forte fièvre (souvent supérieure à 39 °C) ;
  • une éruption cutanée généralisée (boutons rouges sur le corps) ;
  • une toux sèche et un écoulement nasal ;
  • une conjonctivite (yeux rouges et larmoyants).

Par conséquent, dès l’apparition de ces signes — surtout chez un enfant non vacciné —, les parents doivent éviter toute automédication et se rendre sans délai au centre de santé le plus proche. En effet, une prise en charge précoce limite non seulement les risques de complications graves (pneumonies, diarrhées sévères, lésions neurologiques), mais réduit également la transmission au sein de la communauté.

Surveillance, dépistage et sensibilisation : le plan d’urgence du gouvernement

Afin de contenir la flambée, le ministère de la Santé a activé un dispositif d’urgence articulé autour de trois priorités :

  1. Une surveillance épidémiologique renforcée : la détection rapide des nouveaux cas et une investigation immédiate dans les localités touchées ;
  2. La recherche active et la prise en charge : l’identification des malades dans les communautés et l’isolement des cas suspects pour freiner la chaîne de transmission ;
  3. Une sensibilisation de proximité : des campagnes d’information dans les quartiers et villages pour rappeler les gestes barrières et l’importance de la vaccination.

L’objectif est de circonscrire les foyers de Blitta et de l’Ogou avant que le virus ne gagne d’autres régions du pays.

 Une campagne nationale de vaccination ciblée pour novembre

À cet égard, les autorités sanitaires insistent : la vaccination reste l’arme la plus efficace contre la rougeole. À ce titre, le Programme élargi de vaccination (PEV) prévoit une première dose à 9 mois et une seconde entre 15 et 18 mois ; toutefois, en contexte épidémique, une dose supplémentaire peut être administrée dès l’âge de 6 mois.

Pour renforcer la couverture vaccinale globale, une campagne nationale contre la rougeole et la rubéole est d’ores et déjà programmée du 24 au 30 novembre 2026 sur l’ensemble du territoire. Cette opération ciblera plus de 2,2 millions d’enfants, avec un objectif de couverture d’au moins 95 %, le seuil nécessaire pour obtenir une immunité collective durable.

 Riposte épidémique : l’appel à la vigilance collective

Enfin, le ministre de la Santé exhorte parents, enseignants, agents de santé et autorités locales à faire preuve de responsabilité. La lutte contre la rougeole ne repose pas uniquement sur les structures sanitaires : elle exige également que chaque famille vérifie le carnet de vaccination de ses enfants et respecte scrupuleusement les consignes de prévention (lavage régulier des mains, usage de mouchoirs jetables ou du pli du coude en cas de toux, et évitement des contacts rapprochés avec des personnes symptomatiques). Alors que les équipes sur le terrain intensifient leurs opérations, la réussite de cette riposte dépendra désormais de la réactivité et du civisme des citoyens face aux premiers signes d’alerte.

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