Togo : la PIA d’Adétikopé accueille une délégation francophone

            Au nord de Lomé, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a troqué ses bruits de…

            Au nord de Lomé, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a troqué ses bruits de machines pour le ballet des diplomates. Une délégation de parlementaires francophones, conduite par Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo, a sillonné ce poumon économique le 10 avril 2026. Derrière les sourires officiels, le Togo joue sa carte de hub régional incontournable et affirme son rayonnement francophone.

Le bitume est encore frais et les hangars s’étendent à perte de vue. Sous un soleil de plomb, le décor de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a servi de cadre à une visite de haut niveau. Ce vendredi, ce n’était pas seulement le business qui était à l’ordre du jour, mais bien la « diplomatie économique ».

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Sous l’égide de Komi Selom Klassou, et en présence du ministre de la Promotion des investissements, Arthur Trimua, ainsi que de l’administrateur général de la PIA, Idiola Sandah, une cohorte d’élus venus de tout l’espace francophone a pu toucher du doigt ce que le « Made in Togo » a de plus ambitieux.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Le textile et l’acier en tête d’affiche

Le parcours de la délégation n’est pas le fruit du hasard. Accompagnés des autorités togolaises, les parlementaires ont plongé dans les entrailles de Star Garments Togo. Ici, le bruit des machines à coudre symbolise le renouveau de l’industrie textile togolaise, désormais capable d’exporter vers les marchés occidentaux.

La visite s’est poursuivie chez Vivace Group, un autre pilier de cet écosystème. Pour les visiteurs, le constat est clair : la PIA n’est plus un projet sur papier, mais une réalité concrète qui transforme les matières premières locales en produits à forte valeur ajoutée. Ces deux unités incarnent le dynamisme de la zone et sa capacité à attirer des capitaux internationaux.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Un modèle d’intégration pour l’Afrique de l’Ouest

Au-delà des ateliers, les échanges ont porté sur la vision stratégique de la zone. Pourquoi le Togo réussit-il là où d’autres peinent à attirer des capitaux ? La réponse tient en trois piliers :

  • la sécurité juridique : un cadre fiscal attractif pour les investisseurs étrangers ;
  • l’intégration régionale : une position géographique qui connecte le Port autonome de Lomé aux pays de l’hinterland ;
  • le capital humain : des milliers d’emplois créés pour la jeunesse locale, dont de nombreuses femmes dans le secteur textile.

Les parlementaires de la Francophonie ont ainsi vu dans ce modèle une réponse concrète aux défis du chômage et de la dépendance aux importations. La PIA s’impose comme un laboratoire de croissance et un hub industriel stratégique qui dépasse les frontières du Togo.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
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Une attractivité qui ne doit pas faiblir

Le succès de cette visite confirme la montée en puissance du hub d’Adétikopé sur l’échiquier africain. Cependant, l’enjeu pour les mois à venir sera de maintenir ce rythme soutenu. Le ministre Arthur Trimua l’a rappelé : l’attractivité du pays repose sur la stabilité et la capacité à offrir en continu des infrastructures de classe mondiale.

Alors que les rideaux tombent sur cette rencontre diplomatique, une question reste en suspens dans les cercles décisionnels : le Togo parviendra-t-il à dupliquer ce modèle industriel dans d’autres régions du pays afin d’assurer une prospérité équilibrée et de renforcer son rôle de vitrine francophone en Afrique de l’Ouest ?

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