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UFC : exclusion de quatre cadres, Elliott Ohin parmi les sanctionnés

L’Union des Forces de Changement (UFC) traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. À l’issue d’une réunion extraordinaire de son…

L’Union des Forces de Changement (UFC) traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. À l’issue d’une réunion extraordinaire de son bureau directeur ce lundi 18 mai 2026 à Lomé, le parti historique de l’opposition togolaise a officialisé le limogeage radical de quatre de ses figures militantes, dont l’emblématique Elliott Ohin. Une sentence disciplinaire motivée par des accusations de sabotage et de transhumance.

 

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La hache de guerre est définitivement déterrée au sein du parti au symbole du palmier. En effet, c’est à travers un communiqué au ton martial, portant la signature du 2ᵉ vice-président de l’UFC, Sena Alipui, que la direction politique a rendu publique une décision lourde de conséquences : l’exclusion définitive et sans retour de quatre de ses membres.

Cette sanction couperet fait suite à un examen minutieux des « propos et agissements » des désormais ex-militants. De plus, pour valider juridiquement cette purge, le bureau directeur n’a pas hésité à brandir l’arsenal législatif interne du parti, s’appuyant spécifiquement sur l’article 47 des statuts et l’article 26 du règlement intérieur. Deux dispositions strictes stipulent que tout membre dont les actes mettent « durablement en péril les intérêts, la discipline et l’unité du parti » s’expose au bannissement.

Le verdict nominal : quatre cadres sur le carreau

Le communiqué officiel dresse la liste noire des sanctionnés, répartis en deux catégories d’infractions selon la direction :

  • Esther Adigo
  • Bismarck Aboda
  • Fada Adzrakou
  • Elliott Ahlin Ohin

Ainsi, pour le trio composé d’Esther Adigo, Bismarck Aboda et Fada Adzrakou, le motif de rupture retenu par l’UFC est sans équivoque : ils sont mis au ban pour des faits qualifiés de « transhumance politique », un grief majeur qui sous-entend des allégeances ou des rapprochements dissimulés avec des formations concurrentes.

Le cas Elliott Ohin : l’indiscipline et le sabotage pointés du doigt

Le dossier concernant Elliott Ahlin Ohin, figure bien connue du paysage politique togolais, s’avère encore plus lourd et détaillé. En effet, pour justifier l’éviction de cet ancien haut cadre, l’UFC met en avant un réquisitoire sévère.

Le parti évoque de manière explicite des « violations répétées des statuts et dispositions du règlement intérieur ». Plus grave encore, la direction lui reproche des attitudes en totale contradiction avec la ligne directrice et doctrinale de la formation, matérialisées par des « actes d’indiscipline et de sabotage de l’action du parti ».

 Repositionnement électoral

Ce grand nettoyage à la tête de l’UFC n’est pas un fait isolé. Au contraire, il intervient dans un climat politique togolais particulièrement électrique, où l’ensemble des états-majors des partis subissent de plein fouet des tensions intestines. À l’approche des prochaines échéances électorales, la bataille pour le leadership et les mouvements stratégiques de repositionnement exacerbent les rivalités.

En choisissant la méthode forte, l’équipe dirigeante de l’UFC menée opérationnellement par Sena Alipui tente visiblement de reprendre le contrôle de ses troupes, de restaurer une autorité malmenée et d’afficher un front uni, quitte à se séparer de certains de ses visages historiques.

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